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L'arbitre chargé de régler le conflit à Postes Canada démissionne

Camions de Postes Canada

Camions de Postes Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'arbitre désigné par la ministre fédérale du Travail, Lisa Raitt, pour régler le litige entre Postes Canada et ses travailleurs syndiqués a remis sa démission.

La nomination du juge à la retraite Coulter Osborne découlait d'une loi spéciale qui forçait le retour au travail des employés. Adoptée en juin, la loi fixait les conditions salariales des syndiqués et soumettait les autres clauses en arbitrage.

M. Osborne a indiqué aux parties qu'il se retirait notamment du dossier parce que son rôle ne contribuait pas à l'amélioration de leurs relations de travail.

Il avait pour mandat de trancher entre l'offre finale du syndicat et celle de l'employeur sur les points en litige. Sa décision devait être fondée sur la nécessité d'établir des conditions de travail comparables à celles d'autres secteurs postaux.

Il y a deux semaines, la Cour fédérale a suspendu l'arbitrage jusqu'à ce que le tribunal statue sur la cause dont l'avait saisi le syndicat, qui représente 48 000 employés. Les audiences étaient prévues pour janvier.

Le syndicat contestait l'unilinguisme du magistrat anglophone ainsi que son inexpérience en matière de conflits de travail. « Le Syndicat a établi, de façon prépondérante, l'existence d'un préjudice irréparable, avait conclu le juge Luc Martineau. La preuve de préjudice est claire et les préjudices allégués par le Syndicat ne sont pas hypothétiques ou conjecturaux comme le prétend Postes Canada. »

Le syndicat réclame un négociateur bilingue

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) s'est réjoui de la démission du juge Osborne.

Estimant qu'elle ouvre la voie à une reprise des négociations, le président national et négociateur en chef du STTP, Denis Lemelin, réclame maintenant une rencontre avec la ministre Raitt. « Nous demanderons à la ministre de ne pas remplacer l'arbitre Osborne, mais plutôt de nommer un médiateur d'expérience bilingue qui travaillera avec les parties à la négociation d'une convention collective. »

Dans un communiqué, la ministre Raitt a de son côté estimé que la loi l'obligeait à nommer un arbitre. « Une nomination de cette importance requiert beaucoup de diligence, de façon à ce que les deux parties aient confiance en ma nomination », a-t-elle soutenu. Une porte-parole de la ministre a elle aussi invoqué la loi pour dire que celle-ci autorisait cependant « les parties à négocier une entente ».

En juin, le gouvernement avait justifié le dépôt du projet de loi spéciale par la fragilité de la reprise économique. Le syndicat l'avait pour sa part dénoncé, accusant notamment le gouvernement de brimer les droits des travailleurs en voulant, selon lui, leur retirer le droit à la négociation collective et le droit à la grève.

Les employés de Postes Canada avaient été mis en lock-out le 14 juin, après 12 jours de grève tournante.

Avec les informations de CBC, et The Globe and Mail

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