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Exportation d'amiante du Québec : une députée ontarienne critiquée

Fibre de chrysotile

Fibre de chrysotile

Photo : AP/Rich Pedroncelli

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire de Sarnia, Mike Bradley, accuse la députée fédérale de Sarnia-Lambton d'avoir laissé tomber la région dans le dossier de l'exportation d'amiante du Québec dans les pays en développement.

Sarnia affiche l'un des taux de cancer lié à l'amiante les plus élevés au pays, à la suite de nombreuses années d'utilisation de ce produit dans la vallée pétrochimique. La question de l'exportation du produit dans des pays en développement préoccupe de nombreux électeurs.

Or, la députée conservatrice Pat Davidson s'est abstenue cette semaine de voter sur une motion du NPD visant à bannir l'exportation d'amiante. La députée compte pourtant parmi les quelques députés conservateurs fédéraux opposés aux pratiques québécoises en la matière.

Le Québec soutient que l'amiante est un produit sécuritaire, s'il est utilisé convenablement. L'Organisation mondiale de la santé affirme, au contraire, qu'il s'agit d'un matériau cancérigène.

Sur la défensive

La députée Pat Davidson explique que la motion néo-démocrate contenait des mesures qu'elle ne pouvait pas appuyer, comme une garantie que les travailleurs de l'amiante, privés de leur emploi, pourraient bénéficier de l'assurance-emploi jusqu'à la retraite.

De son côté, le résident Leah Nielson, dont le père a succombé à un cancer après avoir été exposé à l'amiante pendant des années, dit qu'il s'attendait à plus de sa députée.

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