•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les conservateurs choisissent Ferguson, malgré l'opposition

Michael Ferguson

Michael Ferguson

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Tandis que les Communes adoptaient majoritairement la nomination de l'unilingue anglophone Michael Ferguson au poste de vérificateur général, les libéraux quittaient la Chambre pour manifester leur indignation.

Majoritaires, les conservateurs ont facilement remporté le vote 153-94 malgré l'opposition du Nouveau parti démocratique (NPD) et du Bloc québécois (BQ). Ces derniers ont rejeté en bloc la motion, mais ils n'ont pas fait le poids face à la majorité conservatrice.

Les libéraux, qui ont boycotté le vote, estiment que cette nomination est illégitime, puisque M. Ferguson ne remplit pas les critères exigés pour le poste de vérificateur général.

Le chef intérimaire du PLC, Bob Rae, a même écrit une lettre au premier ministre Stephen Harper dans le but de retarder la tenue du vote en chambre. Il souhaitait qu'un nouveau processus de sélection soit lancé afin de trouver un candidat bilingue pour succéder à Sheila Fraser. Dans sa lettre, M. Rae reproche à M. Harper de ne pas l'avoir informé que M. Ferguson ne remplissait pas l'un des critères de l'offre d'emploi, soit la maîtrise des deux langues officielles.

M. Rae estime que le non-respect des exigences requises pour le poste constitue une « violation des règles fondamentales de la justice naturelle ». Il soutient que le premier ministre aurait dû lui mentionner les lacunes du candidat Ferguson lorsqu'il a sollicité son opinion sur la nomination au poste de vérificateur général.

De son côté, le gouvernement conservateur s'en remet à la compétence de M. Ferguson. Le gouvernement soutient avoir simplement choisi le candidat le plus qualifié pour le poste. Comparaissant en comité parlementaire, M. Ferguson - qui devait recourir à la traduction simultanée pour répondre aux questions qui lui étaient posées en français - a promis d'apprendre la langue de Molière au cours de la prochaine année.

Michael Ferguson a occupé le poste de vérificateur général du Nouveau-Brunswick pendant cinq ans.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !