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Papandréou met en jeu l'appartenance de la Grèce à la zone euro

Le premier ministre grec, Georges Papandréou

Le premier ministre grec, Georges Papandréou

Photo : AFP / Lionel Bonaventure

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la veille du sommet du G20 à Cannes, le premier ministre grec annonce que son référendum sur le plan de sauvetage de la Grèce devrait se tenir le 4 décembre et aura pour enjeu l'appartenance ou non du pays à la zone euro.

Précisant que la question qui serait posée aux Grecs dans un mois n'était pas encore formulée, Georges Papandréou a affirmé : « L'enjeu est de savoir si nous voulons rester dans la zone euro. C'est très clair ».

Le premier ministre a pris la parole après une conférence de presse du président français Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel. Les deux chefs d'État ont sommé Athènes de respecter ses engagements relatifs au plan d'aide conclu à Bruxelles. Ils ont enjoint la Grèce à lever les incertitudes quant au référendum, faute de quoi elle n'aurait plus droit à l'aide financière promise par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), ont-ils prévenu. Ces 8 milliards d'euros doivent permettre à la Grèce d'éviter la faillite dans les prochaines semaines.

Les partenaires de la Grèce réclamaient que le référendum controversé ait lieu le plus tôt possible, avant Noël, et qu'il porte uniquement sur l'appartenance du pays à la zone euro, selon des sources concordantes.

Les dirigeants européens rencontrent le premier ministre grec Georges Papandréou à Cannes, en France, avant l'ouverture du G20.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les dirigeants européens rencontrent le premier ministre grec Georges Papandréou à Cannes, en France, avant l'ouverture du G20.

Photo : AFP / PHILIPPE WOJAZER

L'annonce de ce référendum par le dirigeant grec est venue bouleverser l'agenda du sommet du G20, qui s'ouvre jeudi à Cannes. La première session de travail, qui devrait être consacrée à la situation économique mondiale, sera en fait consacrée à la Grèce et à la zone euro, a fait savoir mercredi soir la présidence française du G20.

Nicolas Sarkozy réunira jeudi matin, avant l'ouverture officielle du sommet, les représentants des pays de la zone euro membres du G20 (France, Allemagne, Italie, Espagne) et des institutions européennes, pour parler de la crise grecque.

Plus tôt dans la journée, le premier ministre grec avait affirmé que la tenue de ce référendum était la seule façon de protéger l'accord de Bruxelles. « Nous n'allons imposer aucune mesure [d'austérité] par la force, mais seulement avec l'assentiment du peuple grec », a dit M. Papandréou. « C'est notre tradition démocratique et nous demandons qu'elle soit respectée à l'étranger », a-t-il ajouté.

L'annonce de la Grèce a fait chuter les marchés mardi, qui ont regagné du terrain mercredi.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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