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Nouvelle tentative pour forcer le blocus naval de Gaza

Le Tahrir

Le Tahrir

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des bateaux canadien et irlandais partis de la Turquie avec à leur bord des activistes propalestiniens se dirigent vers la bande de Gaza, dans une nouvelle tentative visant à forcer le blocus naval israélien.

Le bateau canadien Tahrir et l'irlandais Saoirse, qui transportent de l'aide humanitaire, disent que leur mouvement, baptisé « les vagues de la libération » est une émanation des « flottilles de la libération », qui ont défié Israël en mai 2010.

« Nous sommes maintenant en eaux internationales et comptons atteindre les rives de Gaza d'ici quelques jours », a déclaré par voie de communiqué Ehab Lotayef, membre du comité de direction du Bateau canadien pour Gaza. Outre des Canadiens, l'embarcation transporte des citoyens australiens, américains et palestiniens.

« Parmi les obstacles importants sur notre route, il y a les Forces israéliennes et la complicité du gouvernement Harper avec celles-ci, mais le vent de l'opinion publique souffle dans nos voiles, ce qui nous motive encore plus à contester le blocus illégal que subissent les 1.5 million d'habitants de Gaza », poursuit Ehab Lotayef.

Les autorités israéliennes ont d'ores et déjà fait savoir qu'elles intercepteront la flottille avant qu'elle n'atteigne Gaza. L'armée israélienne refuse de préciser comment elle compte y parvenir. Elle indique cependant qu'elle s'engage à livrer l'aide humanitaire que les manifestants pourraient transporter.

« Le simple fait d'avoir atteint les eaux internationales est en soi une victoire pour le mouvement », soutient un autre membre du comité de direction du bateau canadien pour Gaza, David Heap. Ce dernier précise que le Tahrir a dû surmonter plusieurs obstacles pour parvenir en eaux internationales, dont un arraisonnement de la garde côtière grecque.

« Nous sommes désormais près des rives de Gaza et de l'atteinte de notre but : percer le blocus de Gaza et occuper l'occupation. »

— Une citation de  David Heap

M. Lotayef estime que les Palestiniens ne veulent pas de charité, mais de la solidarité : « Ce qu'ils veulent, c'est simplement être libres ». « L'aide humanitaire est certes utile, explique M. Lotayef, mais les Gazaouis demeurent des prisonniers sans liberté de mouvement. »

Les « vagues de la libération » se présentent comme un mouvement non violent de la société civile « qui veut contester le blocus israélien de Gaza », explique le communiqué de l'organisme.

La tentative de la flottille internationale pour briser le blocus de Gaza en mai 2010 s'est soldée par une tragédie, lorsque l'armée israélienne a pris d'assaut le navire turc Mavi Marmara. Neuf activistes turcs y ont trouvé la mort.

Une commission d'enquête de l'ONU a récemment conclu que la force utilisée par les militaires israéliens lors de l'abordage du navire Mavi Marmara était « excessive et déraisonnable », en dépit de la résistance organisée et violente offerte par certains activistes.

Le rapport soutenait cependant que le blocus de l'enclave palestinienne est une « mesure de sécurité légitime » pour empêcher l'entrée d'armes dans le territoire palestinien, que contrôle le mouvement islamiste Hamas.

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