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La fronde contre Pauline Marois ne se calme pas

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, lors d'une assemblée à Saint-Jérôme

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, à l'issue d'une assemblée à Saint-Jérôme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, n'est pas au bout de ses peines. Après avoir répété jeudi qu'elle entendait rester en selle malgré la remise en question de son leadership par certains députés, elle doit maintenant composer avec un nouvel appel à sa démission.

Cette fois, la contestation vient du président de l'association péquiste de la circonscription de Lanaudière, Alexandre Bourdeau. Il faut dire que trois des six députés de la région espèrent que Mme Marois tirera sa révérence.

M. Bourdeau, un ancien député, est le deuxième président d'association à souhaiter publiquement son départ. Plus tôt cette semaine, Claude Lessard, en Mauricie, a estimé que l'image de la chef nuisait à la formation.

Selon M. Bourdeau, d'autres présidents de circonscription s'apprêteraient à les imiter.

Le président du conseil exécutif national du Parti québécois, Raymond Archambault, reconnaît la gravité de la situation. « Je ne vous dis pas que l'heure n'est pas grave. Je vous dis que Mme Marois a décidé de rester à la barre du Parti québécois. Mais c'est une bataille qui, à mon avis, se joue jour après jour, d'heure en heure, en ce moment-même », a-t-il convenu, sur les ondes de Radio-Canada.

Dans un bref communiqué émis en soirée, il a réitéré sa confiance envers sa chef. Il affirme que « Pauline Marois est la chef qu'il faut au Parti québécois et qu'elle dirigera les troupes lors de la prochaine campagne électorale. »

D'anciens péquistes entrevoient déjà l'après-Marois

La députée indépendante Lisette LapointeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La députée indépendante Lisette Lapointe

Photo : Radio-Canada

D'anciens péquistes qui ont démissionné au printemps pour siéger comme indépendants songent déjà à un Parti québécois sans Pauline Marois. « À mon sens, il n'y a plus d'issue pour Mme Marois », a déclaré la députée de Crémazie, Lisette Lapointe, à Radio-Canada. « Le problème, c'est qu'il y a un danger pour le Parti québécois si les choses traînent comme ça. »

Selon elle, une éventuelle démission de Pauline Marois ne suffirait cependant pas à régler tous les problèmes de la formation. « Au-delà du départ de Mme Marois, je pense qu'il va falloir qu'il y ait des gros changements aussi à l'intérieur », analyse-t-elle.

De son côté, le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, pourrait même reconsidérer l'avenir de sa formation indépendantiste en devenir, Option nationale, qu'il a fondée dans la foulée de sa démission.

Dans la constitution de la formation en voie d'être reconnue, « il y a une ligne de statut qui dit que tout parti qui partage le même message que nous, on est ouvert à collaborer, voire à fusionner avec [lui]. Si jamais le Parti québécois revenait sur des voies qu'on trouve similaires aux nôtres, il y aurait évidemment une collaboration pour qu'il y ait un seul parti qui a le même message. »

Tous deux étaient réunis pour le souper-conférence annuel de la revue L'Action nationale, dont l'orateur invité était un autre démissionnaire du PQ, Pierre Curzi. Le député de Borduas a pour sa part refusé de commenté la crise qui secoue son ancien parti. M. Curzi a déjà montré son intérêt pour une éventuelle course à la direction du PQ, advenant le départ de sa chef et des changements au parti.

Dans une entrevue accordée à l'émission Les Coulisses du pouvoir, qui sera diffusée dimanche, l'ancien premier ministre Bernard Landry a regretté la manque de clarté du discours souveraniste ces dernières années.

Interrogé sur les conséquences que pourraient avoir sur l'existence du Parti québécois les dissensions actuelles au sein de la formation, il a avoué son inquiétude. « C'est prendre des risques, oui. C'est pour cela que la situation est grave. C'est pour ça que [...] je suis très attristé, parce qu'il y a un risque majeur, répond-t-il. Mais je ne suis pas désespéré. »

Des députés ont offert une sortie politique à Pauline Marois

Avant le long caucus péquiste de mercredi, des députés qui réclament la démission de Pauline Marois ont voulu lui offrir une sortie politique qu'ils voulaient « élégante ».

Quelques membres du caucus se sont réunis mardi soir à l'appartement du député de Blainville, Daniel Ratthé. Les députés Gilles Robert (Prévost), André Villeneuve (Berthier), Guy Leclair (Beauharnois), Mathieu Traversy (Terrebonne) et Stéphane Bergeron (Verchères) participaient à la rencontre.

Ils voulaient que le doyen du parti, François Gendron, demande à Mme Marois de trouver une façon de quitter la formation.

Ultimement, ils ont réclamé sa démission lors du caucus du lendemain.

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