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Investissement Québec pourrait demander la mise en faillite d'IQT Solutions

IQT, technologies de qualité intégrées

IQT, technologies de qualité intégrées

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Investissement Québec devrait décider vendredi de mettre en faillite la société IQT Solutions, dont la direction américaine avait annoncé sans préavis, en juillet, la fermeture de ses centres d'appels à Trois-Rivières, Laval et Oshawa (en Ontario).

Le président de la société d'État, Jacques Daoust, en a informé les journalistes en marge d'un repas organisé jeudi par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Selon Jacques Daoust, la mise en faillite d'IQT permettra à « tous les travailleurs de recevoir les bénéfices auxquels ils ont droit. On ne peut pas les laisser dans une situation ambivalente comme cela. » En tant que société d'État, « on a une responsabilité afin de protéger » ces employés, a ajouté le président d'Investissement Québec.

Le prononcé de la faillite d'IQT leur permettra de bénéficier du programme fédéral de protection des salariés. Celui-ci prévoit une indemnité pouvant atteindre 3200 $ pour compenser leurs salaires, leurs vacances, leur indemnité de licenciement et leur indemnité de cessation d'emploi non payés durant les six mois précédant la faillite.

Les 1200 salariés mis à pied du jour au lendemain en juillet ont affirmé qu'il n'avait pas reçu leur paye des deux dernières semaines et que l'entreprise ne leur avait pas fourni leur relevé d'emploi, ce qui les empêchait d'enclencher les démarches pour bénéficier de l'assurance-emploi.

Émoi et indignation

L'annonce d'IQT et les circonstances de la fermeture de ses deux centres d'appels au Québec avaient suscité une vague d'indignation dans la province. La ministre du Travail, Lise Thériault, avait qualifié d'« inacceptable » et de « sauvage » le traitement réservé aux employés, leur conseillant de déposer des recours auprès de la Commission des normes du travail, qui a ouvert une enquête.

Dans la foulée, Investissement Québec avait demandé à l'entreprise de rembourser une subvention de 669 996 $ accordée à IQT en 2000 pour l'implantation du centre de Laval. Une demande jusque-là restée lettre morte.

Jacques Daoust a confié jeudi que, contrairement au dossier Electrolux, sa priorité était de protéger les travailleurs d'IQT et non de récupérer l'argent versé à l'entreprise par Investissement Québec.

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