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Les péquistes tentent de calmer le jeu

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La chef du Parti québécois, Pauline Marois, à l'issue d'une assemblée à Saint-Jérôme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Rassérénée par l'accueil chaleureux que lui ont réservé des militants des Laurentides, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, s'est voulue rassurante au lendemain de trois réunions au cours desquelles son leadership a de nouveau été remis en question.

À l'issue d'une assemblée citoyenne à Saint-Jérôme, Pauline Marois a soutenu jeudi soir qu'elle avait « un très bon appui » de ses députés. Elle a reconnu que certains étaient inquiets, mais a déclaré qu'elle avait « essayé de les rassurer ».

Ovationnée à deux reprises par les quelque 200 personnes présentes, Mme Marois espère que leur soutien sera entendu.

« Ce soir, je pense qu'on n'avait pas paqueté la salle, comme on dit en bon québécois, et les gens spontanément viennent à moi en me disant : "On a besoin que vous restiez, on vous appuie" et moi je crois que ce sont des messages qu'on envoie à mes collègues de la députation aussi. »

— Une citation de  Pauline Marois

Plus tôt dans la journée, Mme Marois avait eu des entretiens privés avec quelques-uns de ses députés.

Elle a notamment eu un tête-à-tête avec le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, qui, la veille, est allé à Roberval pour une assemblée péquiste plutôt que de participer au caucus de sa formation.

« On a eu une très bonne discussion, on s'est parlé candidement, et je pense qu'on s'est bien compris », a-t-il dit aux journalistes. « Ce qu'on s'est dit va rester entre elle et moi, et je ne ferai pas d'autres commentaires », a-t-il ajouté.

La rencontre a duré une vingtaine de minutes. Selon nos informations, Bernard Drainville lui a fait part de sa profonde inquiétude pour l'avenir du parti, mais lui a assuré qu'il demeurerait au sein du caucus et qu'il contribuerait à recoller les pots cassés.

Pauline Marois aurait aussi rencontré les députés récalcitrants. Les échanges ont été qualifiés de constructifs.

Selon des sources, la fronde proviendrait de quatre députés, Daniel Ratthé (Blainville), Guillaume Tremblay (Masson), Guy Leclair (Beauharnois) et André Villeneuve (Berthier).

Des appuis qui semblent fragiles

Fuyant les caméras et tentant d'éviter de commenter cette nouvelle crise de leadership, des députés ont assuré que Mme Marois avait l'appui de son caucus. « Tout le monde s'est rallié », a soutenu le doyen de l'Assemblée nationale, François Gendron.

À un journaliste qui demandait si Mme Marois jouissait d'un appui indéfectible, il s'est montré peu loquace. « C'est un appui envers la chef », s'est-il contenté d'ajouter.

Le député de Blainville, Daniel Ratthé, assure qu'il reste au PQ, du moins pour l'instant. « Si je décide de ne plus appuyer Mme Marois, je vais faire deux choses », a déclaré le député de Blainville, Daniel Ratthé. « Je vais d'abord parler à ma chef, pour qui j'ai beaucoup de respect, et ensuite je vais faire une conférence de presse. »

Les tensions ne semblent pas dissipées pour autant. « À partir de maintenant, mes discussions au caucus vont être très, très limitées parce que je n'ai plus confiance à je ne sais pas qui, a dit M. Ratthé. Mais il y a quelqu'un ou des personnes actuellement qui ont intérêt à ce que les crises se multiplient. »

« Je pense que les divisions qui sont apparues au grand jour en juin, évidemment, ça ne rend pas quelqu'un attrayant ça », admet de son côté le député de Rousseau, Nicolas Marceau, qui se veut toutefois rassurant. « Moi, j'ai confiance que ça va se remettre dans la bonne direction ».

Les sondages catastrophiques du parti font paniquer quelques députés, surtout les plus jeunes, qui craignent de subir une sérieuse dégelée lors des prochaines élections. « Ça amène des gens, des fois, à poser des gestes ou à dire des paroles qui ne sont pas de nature à servir le groupe », avance le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard.

Les députés les plus expérimentés lancent un appel à la loyauté. « 93,8 % d'appui lors d'un vote de confiance, cela a une signification », a affirmé le député de Bourget, Maka Kotto, rappelant le vote de confiance accordé à Mme Marois en avril dernier. « Ceux qui ne le comprennent pas ont un problème psychiatrique probablement. »

Pauline Marois participera en fin de semaine à deux activités en compagnie de l'ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. En coulisses, certains affirment que M. Duceppe aimerait maintenant lui succéder. Celui-ci a démissionné  (Nouvelle fenêtre)de son poste de chef du Bloc québécois à la suite de la débâcle de son parti aux dernières élections fédérales.

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