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L'image de Pauline Marois nuit au PQ, soutient Claude Lessard

Claude Lessard, président du PQ en Mauricie

Claude Lessard, président du PQ en Mauricie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président du Parti québécois en Mauricie, Claude Lessard, persiste et signe. Il souhaite toujours le départ de la chef Pauline Marois, qui a réagi en disant vouloir rester à la tête du parti.

Claude Lessard a tenu des propos durs, mercredi, à l'endroit de la chef péquiste et jeudi matin, il est plus loin.

Sur les ondes de Radio-Canada, il a déclaré jeudi matin que le Parti québécois a un bon programme qu'il a intérêt à faire connaître, mais que l'image de la chef nuit au PQ, ce qui cause de sérieux problèmes au parti.

Selon Claude Lessard, Pauline Marois doit céder sa place, mais pour le moment, il ne voit personne susceptible de la remplacer.

Réactions de militants du PQ

Selon les sources de Radio-Canada, quatre députés auraient ouvertement demandé à la chef péquiste de partir, mais à la suite d'un long caucus, Pauline Marois assure que les troupes sont unies derrière elle.

Toutefois, ses qualités de chef demeurent contestées sur le terrain et les troupes sont de plus en plus divisées.

Un militant du parti, Jean-Pierre Jolivet, a été député péquiste de Laviolette de 1976 à 2001. Il a été ministre et a eu quatre chefs, soit René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard. Il appuie Pauline Marois, mais reconnaît que sa chef a de la difficulté.

« Je sens que c'est une personne capable de faire les choses, mais je ne peux pas déterminer pourquoi elle n'est pas aimée. Elle a un très beau programme qui a été voté par les militants. Ce programme mérite d'être connu. Elle a essayé de passer à travers ce programme-là en allant voir les gens dans le milieu, à travers le Québec, mais il semble que ça n'a pas fonctionné », a-t-il dit.

Jean-Pierre Jolivet garde espoir. Il rappelle que la direction de René Lévesque avait été mise à rude épreuve quelques mois à peine avant qu'il ne prenne le pouvoir en 1976.

Par ailleurs, certains militants doutent que Pauline Marois soit en mesure d'affronter François Legault lors des prochaines élections.

Pour sa part, la députée péquiste de la Mauricie, Noëlla Champagne, dit que ses troupes sont prêtes.

« Il y aurait un déclenchement d'élection demain matin, le comté de Champlain va répondre présent. Nos troupes sont là, un peu en dormance entre deux élections, mais quand arrive le temps, on les appelle et ils sont là pour faire la campagne électorale », a-t-elle affirmé.

Le député de Drummond, Yves-François Blanchet, réitère son appui à sa chef. Il affirme que les péquistes doivent être solidaires. Il a confiance que tout reviendra dans l'ordre d'ici les prochaines élections.

Le président démissionnaire de l'exécutif du PQ du Centre-du-Québec, Jean Guay, n'a pas voulu commenter.

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