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Les sauropodes migraient

Amérique du Nord
L'Apatosaurus vivait, comme le Camarasaurus, en troupeau en Amérique du Nord Photo: iStockphoto
Radio-Canada

Les sauropodes nord-américains effectuaient une migration saisonnière de 600 km, a montré l'analyse de dents fossilisées par des paléontologues américains.

Reconnus comme étant les plus grands dinosaures à avoir foulé la surface terrestre, ces herbivores mesurant 10 à 20 mètres de long et vivant en troupeaux migraient des régions montagneuses aux plaines sur une base saisonnière.

Selon le Pr Henry Fricke et son équipe de l'Université du Colorado, leurs besoins en nourriture et en eau étaient à la mesure de leur masse. Ils étaient donc très vulnérables à la sécheresse.

Les nombreux fossiles mis au jour au Montana, en Arizona, en Utah et au Colorado montrent que les sauropodes de toutes les espèces abondaient dans ces États qui subissaient pourtant des sécheresses périodiques au Jurassique supérieur (De -156 à -144 millions d'années).

Comment pouvaient-ils survivre?

Un peu à l'image des grands troupeaux migrateurs actuels en Afrique, les troupeaux changeaient d'espaces pour trouver de l'eau et de l'herbe.

La preuve par les dents

Les chercheurs ont comparé la composition chimique de l'émail des dents de certains sauropodes, comme des Camarasaurus, avec celle de différents sédiments (sols, lacs, zones humides, etc.) de la région et des collines proches. Ils ont découvert que ces dinosaures avaient consommé durant leur vie de l'eau provenant, non pas des plaines où on a retrouvé leurs fossiles, mais des hautes terres situées plus à l'ouest.

Les populations de Camarasaurus de ces régions ont donc dû directement occuper des zones plus élevées durant au moins une partie de l'année, avant de retourner dans les bassins fluviaux où ils sont morts.

Auteurs

Selon les chercheurs, ces bêtes effectuaient un aller-retour entre la plaine et les pâturages en hauteur en l'espace de cinq à six mois. Les estimations réalisées à partir de reconstructions paléogéographiques de la période laissent penser que les bêtes migraient sur une distance d'environ 300 km à la fois.

Les auteurs de ces travaux publiés dans le magazine Nature continuent leurs recherches sur les Camarasaurus et d'autres populations de sauropodes. Ils veulent savoir si la migration était une caractéristique universelle de ces animaux et si elle a joué un rôle dans leur taille.

Avec les informations de Agence France-Presse

Science