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Le cerveau à l'heure des choix

Dessin d'un cerveau
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le mystérieux mécanisme de la prise de décision est mieux compris grâce à des travaux réalisés à l'Université McGill.

Un lion dans la savane africaine et un pilote d'avion sont confrontés au même choix quand ils doivent évaluer un environnement qui présente des avantages et des inconvénients.

La neurologue Lesley Fellows et ses collègues ont découvert que le cerveau se servait de deux régions et de deux processus distincts pour évaluer un stimulus ou une cible (par exemple un zèbre), par opposition avec l'évaluation des gestes à poser pour obtenir l'objectif désiré (la trajectoire de course vers le zèbre).

Les chercheurs pensent que cette nouvelle compréhension du cerveau permettra de mieux cerner son fonctionnement et mènera peut-être à mieux traiter les effets des atteintes au lobe frontal comme l'AVC, le traumatisme cérébral ou la démence.

Prendre une décision

Choisir l'option la plus valable entre plusieurs choix demande de privilégier un geste parmi d'autres et oblige donc à comparer la valeur de ceux-ci.

À ce jour, la communauté scientifique ne s'entendait pas sur la définition de la valeur, qui peut être liée à l'objet lui-même ou à l'action à entreprendre pour l'obtenir.

La théorie la plus acceptée veut que les comparaisons de valeurs se produisent en série, et que l'information sur la valeur d'un stimulus contribue aux actions (le système moteur du corps).

Or, les présents travaux montrent l'existence de deux mécanismes de choix indépendants l'un de l'autre. Ce sont des processus distincts dans le cerveau par lesquels l'information sur la valeur influence les décisions, selon que le choix porte sur des objets ou sur des actions.

« Cette conclusion jette une nouvelle lumière sur ce qui se passe dans le cerveau de mes patients, et elle pourrait engendrer de nouveaux traitements et de nouvelles façons pour les soigner et gérer leurs symptômes. »

— Une citation de  Dre Lesley Fellows

Cette nouvelle recherche permet, selon la Dre Fellows, de constater qu'une lésion au lobe frontal peut rendre difficile le choix d'un objectif ou le fait de se rappeler ce qu'on désire. Cette situation peut expliquer les choix imprévisibles, impulsifs ou inappropriés que font parfois certaines personnes, explique la chercheuse, dont les travaux sont publiés dans le Journal of Neuroscience.

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