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Les Canadiens plutôt résignés à l'augmentation des frais bancaires

Guichet automatique

Photo : Martin Labbé

Radio-Canada

Malgré l'augmentation fréquente des frais imposés par les institutions financières sur les transactions bancaires, à peine 700 Canadiens se plaignent chaque année des tarifs exigés par leur banque.

Selon l'Agence de la consommation en matière financière du Canada, de 600 à 1000 plaintes sont déposées chaque année à cet égard.

Du côté des États-Unis, un nombre croissant de citoyens sont outrés de voir de plus en plus de banques leur imposer des frais sur les transactions bancaires.

Il y a deux ans, les trois quarts des institutions financières américaines offraient des comptes chèques entièrement gratuits. Aujourd'hui, aux États-Unis, moins de la moitié des banques offrent ce genre de privilège.

Hausses prévues

Au Canada, plusieurs institutions financières, dont la Banque Scotia, la Banque Nationale et Desjardins, ont augmenté leurs tarifs au cours des deux dernières années.

La BMO a de son côté annoncé qu'elle augmenterait en décembre les frais exigés pour un achat par carte de débit ou un retrait au guichet, qui passeront de 0,65 $ à 1 $.

Les clients qui ont le forfait le plus populaire de l'institution devront débourser 1,45 $ de plus par mois et toutes transactions excédentaires coûteront 1 $ au lieu de 0,60 $, une augmentation de 67 %.

La Banque de Montréal répond ne pas avoir augmenté ses frais bancaires depuis 2008 et que malgré l'augmentation, les tarifs exigés par la banque sont tout à fait concurrentiels, ce qui, après vérification, s'est avéré, puisque les frais bancaires sont sensiblement les mêmes dans les autres institutions financières.

Rien dans la loi n'empêche les banques ou les caisses de procéder à de telles augmentations de frais service. La seule obligation des institutions est d'en aviser les clients au moins 60 jours à l'avance.

Des revenus pour les banques

L'Association des banquiers canadiens soutient que les frais de services imposés aux particuliers représentent 6 milliards de revenus pour les banques, ou 5,6 % de leur revenu total.

L'organisme Option consommateurs estime que ceux qui ont des budgets serrés écopent le plus de l'augmentation des frais.

« Un dollar, deux dollars de plus par mois, ça peut paraître banal pour des gens qui ont des revenus substantiels, qui n'y pensent pas vraiment. Mais pour quelqu'un qui a déjà de la difficulté à la base, et pour qui ces frais sont inévitables, ça a un impact majeur », affirme Sylvie De Bellefeuille, conseillère budgétaire et avocate chez Option consommateurs.

Les mieux nantis sont presque toujours épargnés, puisque les institutions ne facturent généralement aucun frais à ceux qui ont quelques milliers de dollars dans leur compte bancaire.

Tous ceux qui n'ont pas ce privilège doivent donc trouver le forfait qui leur convient le mieux ou limiter leurs transactions.

« Si vous payez votre épicerie avec votre carte de guichet, les épiceries ou les grandes surfaces vous permettent en général de faire un retrait en même temps. C'est la même transaction. Ceci limite le nombre de transactions et vous avez à la fois votre paiement et l'argent dont vous avez besoin pour vos autres dépenses », donne-t-elle comme conseil.

Avec les informations de Vincent Maisonneuve

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