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Les « indignés de Montréal » apprennent à vivre ensemble

Les « indignés de Montréal » ont dû vider l'eau accumulé sur les toiles, vendredi matin.
Les « indignés de Montréal » ont dû vider l'eau accumulé sur les toiles, vendredi matin. Photo: Bruno Maltais
Bruno Maltais

La pluie, la grêle, le froid et le bruit n'ont pas découragé les quelques centaines d'« indignés de Montréal » qui occupent le square Victoria depuis samedi dernier.

Vendredi, au lendemain de précipitations importantes, les balais à bout de bras, certains poussaient l'eau accumulée sur les toiles afin de garder leur abri de fortune au sec pendant que d'autres préparaient le petit déjeuner.

« On ne prétend pas représenter tout le monde pour le moment, mais on veut montrer qu'on peut vivre ensemble autrement. Qu'on n'a pas besoin que 1 % de la société en contrôle 99 % », explique Guillaume, fin vingtaine, qui campe depuis samedi dernier.

« Il y a plusieurs personnes qui n'en peuvent plus de ce système. On le voit avec les mouvements partout dans le monde », ajoute David, qui attend son café devant la « cuisine du peuple ».

Mais avant de formuler des revendications précises, les indignés veulent d'abord apprendre à vivre ensemble. Et c'est précisément ce qu'ils ont tenté de faire au cours des derniers jours.

Ci-dessous, Emily explique comment fonctionnent les assemblées, Alastriona parle du fonctionnement de la cuisine, et Sara-Leha témoigne de l'appui aux indignés à l'extérieur de leur campement.

Pour en savoir davantage sur les « indignés de Montréal », consultez nos articles:
- Qui sont ces indignés qui occupent le square Victoria?
- Les « indignés de Montréal » manquent d'espace

Emily Hogan Young, étudiante à l'Université Concordia en science politique, parle des assemblées des indignés.


Alastriona Nesbitt, étudiante en développement durable, fait partie des responsables de la « cuisine du peuple ».


Sara-Leha, qui se présente comme « une vieille hippie », apporte de la nourriture aux indignés qui campent au square Victoria.

Société