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L'ETA renonce à la lutte armée

Trois militants de l'ETA cagoulés ont annoncé la fin de la lutte armée.

Trois militants de l'ETA cagoulés ont annoncé la fin de la lutte armée.

Photo : AFP / Gara.net

Radio-Canada

L'ETA a annoncé jeudi « l'arrêt définitif de son activité armée », un geste qui constitue un tournant historique, après plus de 40 ans de lutte armée en faveur de l'indépendance du Pays basque.

L'annonce a été faite par trois militants de l'ETA cagoulés et vêtus de noir, dans une vidéo diffusée par le journal basque Gara, qui lui sert fréquemment de relais, et dans un communiqué traduit en espagnol, en français et en anglais.

L'organisation lance aussi « un appel aux gouvernements d'Espagne et de France pour ouvrir un processus de dialogue direct qui aura comme objectif la résolution des conséquences du conflit et, en conséquence, le dépassement de la confrontation armée », ajoute le texte.

L'annonce survient à un mois des élections législatives du 20 novembre à l'issue desquelles les partisans de l'indépendance espèrent élargir leur audience.

Le chef du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, s'est dit conscient de l'« importance capitale de l'annonce » de l'ETA, saluant la « victoire de la démocratie, de la loi et de la raison ». Il s'est cependant gardé d'évoquer l'ouverture d'un dialogue avec l'ETA.

De leur côté, les autorités françaises n'ont pas réagi dans l'immédiat.

L'ETA a décrété un cessez-le-feu l'an dernier, sans toutefois renoncer officiellement à la lutte armée. Elle n'avait pas commis d'attentat en Espagne depuis 2009. Les coups portés par les polices espagnole et française, ces dernières années, ont considérablement affaibli l'organisation séparatiste.

Un millier de ses membres sont toujours détenus en Espagne et en France.

Sa vitrine politique a au contraire gagné en crédibilité.

Créée par des étudiants nationalistes d'inspiration marxiste-léniniste en juillet 1959, en pleine dictature franquiste, l'ETA a revendiqué son premier attentat, au cours duquel un policier de Saint-Sébastien a perdu la vie, en 1968.

Classée depuis 2001 sur la liste des organisations terroristes par l'Union européenne et les États-Unis, elle est tenue responsable de la mort de 829 personnes. L'ETA (Euskadi Ta Askatasuna, « Pays basque et liberté »), revendique l'indépendance des territoires espagnols et français du Pays basque, et de la Navarre.

La carte du pays basque
Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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