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Contrats navals : les questions fusent à Québec et à Ottawa

Communes
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le coup dur encaissé par Chantiers Davie a fait l'objet de débats jeudi à l'Assemblée nationale et à la Chambre des communes.

Les députés s'interrogent sur l'échec de Chantiers Davie, le chantier maritime de Lévis, qui n'a pas obtenu de part des 33 milliards de dollars de contrats du gouvernement fédéral pour renouveler sa flotte de navires.

En après-midi à la Chambre des communes, la chef de l'opposition du Nouveau Parti démocratique, Nycole Turmel, s'est d'abord réjouie pour les travailleurs des chantiers d'Halifax et de Vancouver qui ont remporté les contrats.

Elle a cependant aussi voulu savoir pourquoi le gouvernement conservateur n'avait pas divisé sa stratégie navale différemment. « Le gouvernement n'a pas expliqué pourquoi, s'il y a du travail pour deux chantiers, il n'y en a pas pour trois. À quand une stratégie navale pour que nos chantiers bénéficient d'une demande constante et d'emplois stables? », a-t-elle demandé.

Le premier ministre Stephen Harper a répliqué. « Le gouvernement a un programme qui va bénéficier pas seulement les chantiers sélectionnés hier, mais toute l'industrie et les contribuables et l'économie canadienne », a-t-il déclaré.

La ministre des Travaux publics, Rona Ambrose, a ajouté que la Davie pourrait soumissionner les contrats de construction des plus petits navires, ce que les deux chantiers choisis ne pourront faire.

Rona Ambrose a aussi mentionné que le chantier de Lévis pourrait aussi être désigné pour certains contrats d'entretien des navires même s'ils sont construits ailleurs.

De son côté, le ministre des Anciens Combattants et député de la circonscription de Lévis, Steven Blaney, a tenu à défendre la transparence du gouvernement fédéral dans le dossier d'attribution des contrats navals.

« C'est un processus qui s'est tenu à l'écart de la politique. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui aucun élu fédéral ne peut prendre crédit [...] de la décision qui a été prise. Pourquoi? Parce que ç'a été fait de façon transparente et les gens, c'est ça qu'ils veulent. Ils veulent qu'on gère l'argent des contribuables avec rigueur et c'est ce qui est fait dans ce dossier-là. »

— Une citation de  Steven Blaney, ministre des Anciens Combattants

Le PQ accuse le gouvernement Charest

La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois
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La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, demande à Jean Charest de démissioner ou te tenir une enquête publique sur la construction.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Plus tôt jeudi matin à Québec, l'échec de Chantiers Davie a donné lieu à des échanges amers, lors de la période questions à l'Assemblée nationale. L'opposition péquiste a reproché au gouvernement libéral d'avoir mal défendu le chantier de Lévis.

« Est-ce que le premier ministre pourrait dire aux Québécois quelles excuses il trouvera cette fois pour justifier une situation déplorable? », a lancé la chef péquiste Pauline Marois.

Le premier ministre Charest a rétorqué que le gouvernement du Québec avait tout mis en oeuvre pour que le chantier de Davie puisse recevoir les contrats.

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