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Navires fédéraux : Vancouver et Halifax l'emportent, Lévis est écartée

Chantier naval de Halifax

Le chantier naval Irving à Halifax.

Photo : Phonse Jessome/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Halifax Shipyard, du groupe Irving, en Nouvelle-Écosse, obtient le contrat de 25 milliards de dollars pour la construction de vaisseaux de combats pour la Marine canadienne. Vancouver Shipyards, du groupe Seaspan, basé en Colombie-Britannique, remporte de son côté le contrat naval de huit milliards attribués pour la mise à l'eau d'un nouveau brise-glace et des navires de ravitaillement pour la Garde côtière.

L'annonce a été faite mercredi à Ottawa par François Guimont, sous-ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux.

Il s'agit d'un dur coup pour Chantiers Davie de Lévis, au Québec, qui était le troisième candidat pour l'obtention du contrat des navires civils et qui a été écarté.

Davie pourra néanmoins tenter d'obtenir de « petits » contrats d'entretien, totalisant environ deux milliards de dollars.

Le processus décisionnel a été mené par une équipe de fonctionnaires issus de plusieurs ministères fédéraux.

Les entreprises soumissionnaires n'ont été informées des résultats qu'à 15 h mercredi.

M. Guimont a assuré que les deux chantiers qui ont remporté les contrats on fait les meilleures soumissions et que le processus d'attribution était « ouvert, équitable et transparent ».

Un enjeu vital pour les soumissionnaires

Pour les trois entreprises en lice, ces contrats étaient une réelle question de survie, notamment à Lévis, où les Chantiers Davie ont été sauvés in extremis de la faillite afin de pouvoir se positionner sur le second volet de l'appel d'offres fédéral.

Les bateaux à construire doivent en effet générer de l'activité pendant deux à trois décennies.

Selon Ottawa, ces contrats créeront quelque 15 000 emplois dans les prochaines décennies.

Une étude du Conference Board estimait que le contrat obtenu par Halifax pourrait créer 11 500 en Nouvelle-Écosse lorsque la construction battra son plein, vers 2020.

Précautions gouvernementales

Du côté d'Ottawa, le gouvernement Harper a pris toutes les dispositions pour éviter que ne se reproduise le séisme politique qui avait frappé le gouvernement Mulroney. Dans les années 80, il avait été accusé de favoritisme régional après l'attribution controversée de contrats de maintenance des avions F-18, qui avaient bénéficié au Québec.

Afin de dépolitiser l'affaire et d'assurer la transparence et l'indépendance du processus, le dépouillement ainsi que l'analyse des soumissions ont été confiés à un comité d'experts indépendants.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, et CBC

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