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Espoir dans la lutte contre le paludisme

Un enfant atteint de malaria (archives)

Un enfant atteint de malaria (archives)

Radio-Canada

Les recherches en vue d'élaborer le tout premier vaccin contre le paludisme (malaria) semblent avoir franchi une étape importante : une étude menée en Afrique montre que le vaccin expérimental a permis de réduire de 50 % le risque pour les jeunes enfants d'être infectés par le parasite.

Les résultats préliminaires de la dernière étape de test du vaccin ont été diffusés mardi. Les concepteurs du vaccin ont affirmé qu'il s'agissait d'une étape cruciale dans la lutte contre l'une des maladies qui fait le plus de victimes dans le monde.

Mais le vaccin ne sera pas disponible avant trois ans, puisque d'autres tests doivent être menés afin de voir à quel point le vaccin est efficace chez les jeunes enfants et de déterminer combien de temps dure la protection. Le vaccin devra ensuite être approuvé par les différentes agences et gouvernements concernés.

« Nous avons encore du chemin à faire », a dit Tsiri Agbenyega, chercheur principal pour le vaccin en Afrique, lors d'une conférence téléphonique avec les médias.

Les premiers résultats montrent que le vaccin est seulement efficace à 50 %, soit bien moins que la protection offerte par les vaccins pour d'autres maladies. Mais certains experts soulignent qu'il s'agit d'une amélioration significative par rapport à la situation actuelle, qui pourrait contribuer à sauver des centaines de milliers de vies.

Chaque année, le paludisme tue près de 1 million de personnes sur la planète. Plus de 90 % des personnes atteintes vivent en Afrique et la majorité des victimes sont de jeunes enfants et des femmes enceintes.

Les scientifiques tentent depuis des décennies de concevoir un vaccin contre la malaria. Le nouveau vaccin de GlaxoSmithKline semble être le plus efficace jusqu'à maintenant et cible un parasite de la malaria présent en Afrique subsaharienne.

Le paludisme se transmet par les piqûres de moustiques, qui injectent le parasite dans le sang. La maladie peut causer de forts accès de fièvre et mener à une défaillance fatale des organes.

La nouvelle étude, qui est toujours en cours, a commencé en 2009 et a impliqué plus de 15 000 enfants au Burkina Faso, au Gabon, au Ghana, au Kenya, au Malawi, au Mozambique et en Tanzanie.

Les résultats se concentrent sur environ 6000 enfants âgés de 5 à 17 mois. Un an après avoir reçu trois doses du vaccin, les enfants vaccinés ont été environ 50 % moins nombreux à être infectés que les enfants qui n'avaient pas reçu le vaccin.

L'étude a été financée par GlaxoSmithKline et par la Fondation Bill & Melinda Gates.

Associated Press


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