•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vers une bonification du fonds de sauvetage européen

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel
Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel Photo: AFP / Philippe Wojazer
Radio-Canada

Les pays membres de la zone euro seraient sur le point de s'entendre sur des mesures concrètes pour endiguer la crise de la dette. Plusieurs quotidiens européens évoquent une bonification du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Pour préparer les rencontres du Conseil européen, qui doit se tenir dimanche à Bruxelles, le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, auront un entretien téléphonique mercredi afin de discuter d'une solution « globale et durable » à la crise.

Selon le quotidien britannique The Guardian, la France et l'Allemagne se seraient entendues pour porter le FESF à 2000 milliards d'euros. Le budget du fonds, présentement à 440 milliards d'euros, serait donc quintuplé. Des hauts dirigeants européens ont toutefois démenti la rumeur. « Il n'y a pas de discussions sur un relèvement au-delà de 440 milliards d'euros, c'est tout, finito, basta », a dit le porte-parole du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

Des responsables européens avancent toutefois que d'autres mesures pourraient être prises pour renforcer la capacité d'intervention du fonds de stabilité financière, par exemple en l'autorisant à garantir une partie des nouvelles émissions de titre de dette de la zone euro.

Selon le journal allemand Handelsblatt, l'Allemagne étudie la possibilité d'utiliser ce fonds pour aider les pays à payer les intérêts de leur dette grâce à la suspension du versement des intérêts. Certains pays émergents pourraient également contribuer au renforcement de la capacité du fonds, selon le Handelsblatt.

Le sommet de Bruxelles sera aussi l'occasion pour les dirigeants européens de convaincre les banques d'accepter de perdre jusqu'à 50 % de leurs investissements dans la dette grecque. Ils discuteront également d'un plan de recapitalisation des établissements financiers les plus fragiles.

Avec les informations de Agence France-Presse, Bloomberg, et Reuters

Économie