•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Inondations en Montérégie : des sinistrés attendent encore de l'aide

Les changements climatiques engendreront de plus en plus d'inondations, comme celles survenues dans la région dans le sud du Québec le printemps dernier.

Les changements climatiques engendreront de plus en plus d'inondations, comme celles survenues dans la région dans le sud du Québec le printemps dernier.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

En Montérégie, trois mois après la fin des inondations sur les rives de la rivière Richelieu, des sinistrés se plaignent de ne pas encore avoir été indemnisés.

Dans certains cas, le processus de décontamination n'est même pas terminé.

Les citoyens dénoncent un « marasme bureaucratique et administratif » qui les empêche de toucher les indemnisations auxquelles ils ont droit.

Selon des sinistrés qui ont pris la parole publiquement mardi, lors d'une conférence de presse, le système d'indemnisation mis en place pour leur venir en aide ne fonctionne tout simplement pas.

Inaccessible aux moins bien nantis

Informations contradictoires, documents difficiles à comprendre et à remplir, la liste des embûches à franchir est longue pour accéder à une aide financière, déplorent les sinistrés dont plusieurs habitent encore à l'hôtel sept mois après le début des inondations qui ont touché une vingtaine de villes de la vallée du Richelieu.

Par exemple, un homme a expliqué que pour qu'il puisse être indemnisé, la sécurité civile lui demande des évaluations d'experts qu'il n'a pas les moyens de payer.

Qui plus est, le système de remboursement établi par le gouvernement du Québec fonctionne sur présentation de factures par les sinistrés.

Or, les propriétaires inondés doivent acquitter toutes ces factures avant de pouvoir demander leur remboursement, ce qui nécessite au départ d'importantes ressources financières qui ne sont pas à la portée de tous.

Il s'agit d'un facteur important quand on pense que la décontamination d'une maison, sans compter la restauration, peut coûter au départ plusieurs milliers de dollars. Les citoyens qui sont contraints d'emprunter cet argent aux banques se heurtent aussi à des difficultés, car ils n'ont souvent plus rien pour garantir leur prêt.

Anxiété et problèmes de santé

Il faut dire que le temps presse à l'approche de l'hiver pour les sinistrés qui n'ont pas encore pu entreprendre des travaux de nettoyage, d'assèchement et de restauration de leur demeure.

De nombreux citoyens ont également témoigné de la détérioration de leur état de santé en raison des moisissures qui prolifèrent dans leur demeure et du stress engendré par ce qu'ils vivent.

Des problèmes qui seraient massivement répandus dans la vallée du Richelieu, selon des experts présents à la conférence de presse.

Société