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Le Conseil de presse blâme deux animateurs et un journaliste de Radio X

microphone
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Radio X-Saguenay vient d'être blâmée par le Conseil de presse du Québec pour ses propos méprisants à l'endroit de six citoyens de Saguenay. Le blâme vise plus particulièrement deux animateurs de la radio, Carl Monette et Gary Daigneault, ainsi que le journaliste Simon Tremblay.

La direction du groupe radiophonique Antenne 6, auquel appartient Radio X, a fait savoir qu'elle n'entend pas donner suite au rapport du tribunal d'honneur.

À la suite de la plainte de six Saguenéens qui considéraient que les intéressés avaient diffusé de l'information inexacte, de source anonyme et en créant des affiliations qui n'existaient pas , le Conseil a estimé que les trois employés de la station devaient être réprimandés pour : information inexacte, non-vérification de source anonyme, propos méprisants et préjugés, abus de pouvoir et acharnement.

Les plaignants se déclarent très satisfaits de la décision du Conseil. De son côté, Radio X a jusqu'au 23 octobre pour présenter en ondes des excuses et diffuser la décision du tribunal d'honneur. Le tribunal d'honneur a aussi blâmé le propriétaire de la station, Patrice Demers, pour son refus de collaborer et de répondre à la plainte.

Le public est en droit de s'attendre à ce qu'ils (les animateurs) n'abusent pas de leur fonction ni de leur latitude pour imposer leurs points de vue personnels et écarter ceux qui n'y correspondent pas.

Sans recourir à l'autocensure, les animateurs doivent éviter de se laisser guider par leurs préjugés, leurs intérêts personnels ou leurs inimitiés.

Conseil de presse du Québec

Le patron d'Antenne 6, Marc-André Lévesque, a déclaré mardi que son groupe n'étant pas membre du Conseil de presse, il ne reconnaissait pas les décisions ni les blâmes rendus par celui-ci. Radio X ne présentera donc aucune excuse aux six plaignants dans cette affaire.

L'affaire remonte à l'hiver dernier, au moment de la polémique qui avait entouré le dossier de la prière prononcée en prélude aux conseils municipaux de Saguenay. Un groupe de citoyens avait fait circuler sur You Tube une vidéo dans laquelle les participants proclamaient leur refus que le maire Jean Tremblay parle en leur nom.

Pour parler de ce collectif, dénommé Citoyens pour la démocratie à Saguenay, les deux animateurs et le journaliste de Radio X se sont appuyés sur un document anonyme, diffusé à la presse avant un conseil municipal, pour affirmer que les personnes apparaissant dans la vidéo étaient associées à des groupuscules d'extrême gauche.

Les six plaignants considèrent par ailleurs que Carl Monette, Gary Daigneault et Simon Tremblay ont tenu des propos méprisant en faisant preuve d'acharnement à leur égard durant tout le mois de mars 2011.

Une question de respect

Le Conseil de presse a donné entièrement raison aux plaignants. Le tribunal, composé de représentants du public, des entreprises de presse et des journalistes, souligne que la liberté d'opinion du commentateur n'est pas absolue et que celle-ci doit respecter les valeurs démocratiques ainsi que la dignité humaine. Il ajoute que les médias doivent être critiques vis-à-vis de leurs sources.

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