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Bilinguisme : Graham Fraser s'inquiète des compressions au fédéral

Graham Fraser dépose son rapport annuel 2010-2011

Graham Fraser dépose son rapport annuel 2010-2011

Radio-Canada

Le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser, craint que les compressions budgétaires que le gouvernement pourrait bientôt imposer aux institutions fédérales n'aient des conséquences néfastes sur le bilinguisme et les communautés minoritaires du pays.

Graham Fraser soulève ce point dans son rapport annuel, soumis au Parlement mardi.

Il est important de s'assurer que [les compressions] n'auront pas d'effets involontaires sur les communautés anglophones du Québec et sur les communautés francophones dans le reste du pays.

Graham Fraser

Le commissaire cite l'exemple récent des Instituts de recherche en santé du Canada qui viennent d'éliminer leur programme voué au soutien des langues officielles. Ces instituts, souligne-t-il, sont justement l'une des instances gouvernementales qui sont ciblées par un bulletin de rendement jugé insuffisant en ce qui concerne l'application de la Loi sur les langues officielles.

Graham Fraser demande au premier ministre Stephen Harper et au ministre du Patrimoine James Moore de s'engager publiquement à veiller à l'épanouissement des communautés linguistiques minoritaires et à la promotion de la dualité linguistique à travers le pays.

Selon M. Fraser, ces deux aspects de la loi sur les langues officielles ont été négligés par le gouvernement. Il déplore que le gouvernement fédéral comprenne mal ses obligations en la matière.

Le commissaire suggère aussi de modifier la loi pour donner le pouvoir au Conseil du Trésor de fixer des lignes directrices en matière de bilinguisme. Selon lui, cela amènerait les autres institutions fédérales à suivre ces politiques.

Plus de 200 institutions fédérales sont visées par la Loi sur les langues officielles, mais selon le commissaire, plusieurs d'entre elles ne se sentent pas interpellées par la promotion du français et de l'anglais, alors qu'elles en ont pourtant le devoir. Cette année, le Conseil national de recherches Canada et Affaires autochtones et Développement du Nord Canada obtiennent la piètre note globale de D dans leur application de la loi. Seul Patrimoine canadien obtient la note A.

Le commissaire aux langues officielles du Canada a la responsabilité de protéger les droits linguistiques et de faire la promotion du français et de l'anglais dans la société canadienne. Il rend compte directement au Parlement et doit veiller à ce que les institutions fédérales respectent la Loi sur les langues officielles.

Le député néo-démocrate Yvon GodinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le député néo-démocrate Yvon Godin

L'opposition demande le respect sans faille de la loi

Le Parti libéral et le NPD se sont tous deux joints au commissaire, mardi, pour interpeller le premier ministre et lui demander de mieux faire respecter la Loi sur les langues officielles.

Le NDP a déclaré qu'il allait envoyer une directive claire à toutes les institutions pour donner suite aux recommandations faites dans le rapport. Pour Yvon Godin, porte-parole du parti en matière de langues officielles, il est clair que pour l'instant, le ministre du Patrimoine James Moore et le président du Conseil du Trésor Tony Clement « échouent à leurs responsabilités fondamentales ».

Le libéral Mauril Bélanger déplore quant à lui la mauvaise collaboration du gouvernement avec les partis d'opposition dans le dossier des langues officielles. « Quand j'étais dans un gouvernement majoritaire, ce n'est pas comme ça que l'on traitait les langues officielles », explique-t-il.

Avec les informations de La Presse canadienne

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