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Des opposants au gaz de schiste se disent victimes d'intimidation

Peter DeMarsh

Peter DeMarsh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des opposants au gaz de schiste au Nouveau-Brunswick affirment qu'ils sont suivis et photographiés par des agents de firmes de sécurité travaillant pour les entreprises d'exploration.

Comme ses concitoyens, Peter DeMarsh, un opposant résidant à Taymouth, a découvert un beau matin des inscriptions sur la route, devant sa maison. Quelques jours plus tard, il a vu qu'on avait installé des sondes reliées à des fils, et ce, sans l'avoir avisé.

« C'était vraiment une expérience que le village avait été sujet d'une invasion. Souvent, les gens disaient qu'on sentait qu'on avait été violé. »

— Une citation de  Peter DeMarsh, opposant au gaz de schiste

Les gens du village ont appris qu'une entreprise du Texas effectuait des tests dans le but de découvrir du gaz de schiste. Peter DeMarsh, qui cultive un petit lopin de terre, s'est rendu avec ses voisins sur une route du village pour protester. Il a toutefois dû faire face aux gardes de sécurité travaillant pour l'entreprise.

« C'était surtout des gens, des employés des compagnies de sécurité engagés par les compagnies de gaz de schiste qui étaient très, très agressifs devant les gens. Il y avait toute sorte d'affaires. Il y avait des gens qui arrivaient devant les maisons, prenant des photos de la maison », explique M. DeMarsh.

« Pire que ça, c'était les cas où les gens de sécurité faisaient des menaces aux gens. Il y avait un cas où le chemin a été bloqué par un camion d'une compagnie de sécurité. »

— Une citation de  Peter DeMarsh
TaymouthAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des citoyens ont découvert des inscriptions sur la route devant leur propriété.

Des résidents d'autres villages ont aussi raconté qu'ils avaient été intimidés par les agents de sécurité.

Certains disent qu'ils ont été photographiés à leur domicile et même au travail.

Stephanie Merrill, du Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick, affirme que les gens dans ces collectivités se sentent surveillés, alors que ce sont les entreprises d'exploration que les gens devraient surveiller, selon elle.

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