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Baisse de la croissance en Chine

Boom immobilier à Hong Kong

Immobilier à Hong Kong, en Chine (archives)

Photo : AFP / Mike Clarke

Radio-Canada

La croissance économique en Chine a atteint son rythme le plus faible depuis le début de 2009 au troisième trimestre, surtout en raison d'une progression moins rapide des exportations. La banque centrale ne devrait pas pour autant changer sa politique monétaire, puisque la demande intérieure, les investissements et la production industrielle restent élevés.

Le produit intérieur brut (PIB) chinois a progressé de 9,1 % au troisième trimestre par rapport à la même période pour 2010. Lors du trimestre précédent, la croissance annualisée avait été de 9,5 % et de 9,7 % pour le premier trimestre de 2011.

Ces données, dévoilées mardi par le Bureau national des statistiques, ont fait reculer les bourses de Hong Kong, d'Australie et du Japon. Les cours du pétrole ont aussi réagi à la baisse à l'annonce de ce troisième trimestre consécutif de ralentissement économique.

Aucune modification de la politique monétaire de la Chine n'est à prévoir, selon Stephen Green, économiste chez Standard Chartered à Hong Kong. « Le recul de la croissance du PIB a surpris les marchés. On observe clairement une décélération au troisième trimestre. Mais il n'y aura pas de changement de politique. Il y aura quelques signes d'assouplissement dans l'immédiat, mais pas de changement politique macroéconomique », croit M. Green.

Le principal moteur de la croissance en Chine, l'investissement, s'est bien porté avec une hausse annuelle de 24,9 %, supérieure de 0,1 point de pourcentage aux attentes des analystes. La production industrielle a quant à elle progressé de 13,8 % entre septembre 2010 et septembre 2011.

Toutefois, la crise de la dette dans la zone euro, le principal partenaire commercial de la Chine, plombe l'économie de Pékin, tout comme la situation économique difficile aux États-Unis. Le rythme de croissance des exportations chinoises est au plus bas depuis sept mois.

Pour contrer une inflation galopante, 6,1 % en septembre après un sommet à 6,5 % en juillet, Pékin a relevé ses taux d'intérêt et imposé des restrictions au crédit au cours des derniers mois.

« La Chine a resserré excessivement sa politique monétaire depuis mai, ce qui accroît le risque d'un atterrissage difficile, tandis que la croissance économique mondiale a également ralenti depuis le deuxième trimestre », précise Dong Xian'An, économiste en chef chez Peking First Advisory. « Le risque d'un ralentissement économique brutal en Chine persiste. Nous prévoyons une baisse de la croissance à environ 8,6 % au quatrième trimestre », ajoute M. Xian'An.

Avec les informations de Reuters, et Le Monde

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