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Le soldat Shalit est de retour en Israël alors que 477 Palestiniens recouvrent leur liberté

Benyamin Nétanyahou rencontre Gilad Shalit.

Benyamin Nétanyahou rencontre Gilad Shalit.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le soldat franco-israélien Gilad Shalit est de retour en Israël après cinq ans entre les mains du mouvement islamiste Hamas, au terme d'un échange de prisonniers qui permet à des centaines de Palestiniens de retrouver la liberté.

Gilad Shalit a été transféré mardi matin de la bande de Gaza à la péninsule égyptienne du Sinaï, avant d'être conduit en Israël, où il a été reçu par le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

En après-midi, il a regagné en hélicoptère le village de Mitzpé Hila, dans le nord d'Israël, où vit sa famille. Entrant dans le village à bord d'un convoi de voitures, il a été accueilli par des acclamations, des chants et des jets de fleurs des habitants et de sympathisants, a constaté l'AFP.

En entrevue avec une chaîne de télévision égyptienne, le soldat Shalit a expliqué qu'il a appris il y a une semaine qu'il allait être libéré, alors qu'il croyait qu'il passerait encore plusieurs années entre les mains du Hamas et qu'il envisageait que « les choses puissent mal tourner ».

J'espère que l'accord [sur l'échange de prisonniers] pourra amener la paix pour Israël et pour les Palestiniens.

Une citation de :Gilad Shalit

Gilad Shalit, qui a aujourd'hui 25 ans, a été capturé le 25 juin 2006 par un commando de trois groupes armés palestiniens, dont les Brigades Ezzedine al-Qassam, lors d'un raid perpétré en territoire israélien. Deux autres soldats avaient été tués lors de l'attaque.

Des prisonniers palestiniens libérés traversent en autobus la frontière entre l'Égypte et la bande de Gaza, le 18 octobre 2011.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des prisonniers palestiniens libérés traversent en autobus la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza, le 18 octobre 2011.

Photo : AFP / MAHMUD HAMS

Des prisonniers accueillis par une foule en liesse

Quelque 200 000 Palestiniens ont réservé un accueil triomphal aux 296 prisonniers arrivés dans la bande de Gaza par le terminal de Rafah.

Pendant ce temps, en Cisjordanie, un autre convoi d'autobus acheminait 117 détenus à Ramallah pour un accueil officiel par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le sort des 64 détenus qui ne s'en vont ni à Gaza ni à Cisjordanie est incertain. Selon le quotidien israélien Yediot Ahoronot, une quarantaine d'entre eux seront expulsés vers le Qatar ou la Turquie, via l'Égypte ou la Turquie.

Les

Par la grâce de Dieu, nous verrons tous les prisonniers, hommes et femmes, rentrer dans leur patrie.

Une citation de :Mahmoud Abbas

En tout, 477 prisonniers doivent être libérés au cours de la journée, dont 27 femmes. La majorité d'entre eux étaient condamnés à la prison à perpétuité en Israël.

Tout terroriste qui reprendra ses activités, le sang lui retombera sur la tête.

Une citation de :Benyamin Nétanyahou, premier ministre d'Israël

Des représentants du Fatah étaient sur place à Gaza, aux côtés de ceux du Hamas pour accueillir les Palestiniens libérés, puisque plusieurs d'entre eux sont affiliés à l'un ou l'autre de ces partis.

« C'est une joie indescriptible de voir mes enfants », s'est exclamé Raëd Abou Lebdeh, qui a passé 3 ans derrière les barreaux.

« Je n'arrive pas à croire que mon mari soit rentré en aujourd'hui, je suis stupéfaite. Il a passé 25 ans de prison, laissant ses enfants, et rentre pour retrouver 18 petits-enfants », a confié pour sa part Souhaïr al-Ghoul, épouse d'Omar al-Ghoul, condamné à perpétuité, membre d'Ezzedine al-Qassam.

Un autre groupe de 550 prisonniers doit être libéré au cours du prochain mois, en vertu de l'accord conclu le 11 octobre entre Israël et le Hamas.

Pour les dirigeants du Hamas au pouvoir à Gaza, la libération prévue de 1027 prisonniers représente une grande victoire politique. Ils ont d'ailleurs plaidé devant Mahmoud Abbas l'efficacité des méthodes militaires pour obtenir des gains politiques, narguant l'approche des négociations pacifiques du président de l'Autorité palestinienne.

Les États-Unis inquiets

Les autorités américaines ont fait part à Israël de leur « inquiétude » concernant certains des prisonniers palestiniens libérés en échange de Gilad Shalit, a indiqué le département d'État.

« Je ne veux pas trop entrer dans les détails de nos préoccupations. J'ai dit que nous avions des inquiétudes [...] sur la dangerosité de certains détenus », a déclaré mardi le porte-parole du département d'État, Mark Toner, précisant que Washington avait fait valoir son désaccord sur la libération de certains d'entre eux au gouvernement israélien.

Il est par ailleurs « difficile de dire ce que signifie cet accord pour l'avenir du processus de paix » israélo-palestinien, a-t-il ajouté.

Un pas vers la reprise du dialogue israélo-palestinien?

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé que l'entente de libération est « un immense soulagement pour la France ».

« Je veux croire que ça va permettre de reprendre des discussions » entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré M. Sarkozy, ajoutant souhaiter « qu'il y ait également des détenus [en Israël] de Cisjordanie qui puissent rentrer en Cisjordanie ».

De son côté, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, en visite en Libye, a salué « la fin de la longue épreuve » de Gilad Shalit, ajoutant être « optimiste » quant à la libération de l'Israélo-américain Ilan Grapel, emprisonné depuis le 12 juin en Égypte, sous l'accusation d'être un agent du service de renseignements israélien (Mossad) et d'avoir participé aux troubles lors de la révolte populaire qui a mené à la chute du président Hosni Moubarak, en février dernier.

Lundi, la radio publique israélienne rapportait qu'un accord sur sa libération, en échange de 81 Égyptiens détenus en Israël, est imminent, citant des sources israéliennes officielles anonymes.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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