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Les indignés passent une troisième nuit sous la tente

Des tentes au Square Victoria
Des tentes au Square Victoria
Radio-Canada

Quelque 250 manifestants du mouvement Occupons le Canada, inspirés des indignés de Wall Street, s'apprêtent à passer une troisième nuit au square Victoria, devant la place de la Bourse, à Montréal.

L'occupation du square, où une centaine de tentes sont dressées devant la tour de la Bourse, se poursuit depuis samedi.

Le service de police de Montréal tolère le campement des indignés montréalais. Les policiers expliquent que le square Victoria n'est pas un parc et que les manifestants ont donc le droit d'y passer la nuit.

Les manifestants sont tout aussi nombreux à camper au parc Saint-James, à Toronto.

À Victoria, la capitale de la Colombie-Britannique, une vingtaine de manifestants occupent la place « Centennial ». Les indignés, qui ont reçu des dons de nourriture et de couvertures, y sont bien installés. Les policiers ne sont pas intervenus pour les déloger, en dépit d'un règlement municipal qui interdit de camper dans les lieux publics pendant la journée.

Manifestations dans la journée

À Toronto, une centaine de manifestants ont perturbé la circulation dans le quartier des affaires, à l'heure de pointe, lundi soir. En matinée et en après-midi, quelques douzaines d'indignés ont marché dans le quartier des affaires de la Ville Reine et près de l'Université Ryerson.

Quelques dizaines d'irréductibles maintiennent aussi la flamme du mouvement des indignés en vie à Calgary, Edmonton, Régina et Winnipeg.

De telles manifestations se déroulent dans près de 1000 villes, dans 80 pays, notamment aux États-Unis, au Japon, en Australie, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Plaidoyer pour une réforme du système économique

Le mouvement ne se dit lié à aucun parti politique. Les indignés dénoncent l'emprise de la classe financière sur la société et l'écart grandissant entre les riches et les pauvres, sans être porteurs d'un programme politique précis.

« La plupart des gens, ce qu'ils revendiquent, c'est une réforme bancaire, une réforme du système économique », explique un campeur montréalais. « Le but c'est de montrer que nous sommes conscients de notre force », résume un autre.

D'autres disent avoir rejoint le mouvement pour dénoncer les décisions politiques qui conduisent à la dilapidation des ressources collectives.

Le mouvement des indignés a débuté en Espagne en mai dernier, dans la foulée du mouvement de contestation dans le monde arabe, puis il s'est étendu ailleurs en Europe, en Israël, et a gagné les États-Unis il y a un mois.

Société