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Les indignés de Toronto marchent dans le calme

Yanik Dumont Baron
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'instar de nombreuses villes dans le monde, Toronto avait rendez-vous samedi avec le plus important rassemblement du mouvement, « Occupons... le Canada », qui préconise l'occupation des grandes places financières pour dénoncer les inégalités économiques et la cupidité du capitalisme.

Quelque 3000 manifestants se sont rassemblés au pied du siège social de la Banque TD au coin de la rue King et Bay Street, le coeur du secteur canadien des finances. Ils ont occupé la place pendant quelques minutes avant d'entamer leur marche jusqu'au parc St-James dans la Ville Reine où ils comptent camper pendant plusieurs jours.

Le rassemblement s'est tenu dans le calme. La manifestation annoncée depuis plusieurs jours a nécessité la mobilisation d'un important dispositif de sécurité.

Le président de la Fédération du travail de l'Ontario FTO, Sid Ryan, qui participe à la manifestation, a demandé au chef de police de Toronto, au président de la Toronto Police Association et aux services de police de toutes les villes où ont lieu les manifestations, de respecter les droits démocratiques des manifestantes et manifestants et d'empêcher la répétition des abus de pouvoir des policiers dans le cadre du Sommet du G20 de l'an dernier.

Selon le président de la FTO, les mesures d'« occupation » lancées partout au Canada sont une expression inspirante d'un mouvement populaire qui exige un changement fondamental au sein de notre société et de notre économie.

Partout, les gens sont frustrés par la collusion entre le gouvernement et ses grandes sociétés qui veulent faire assumer le fardeau de la crise économique à la classe ouvrière, a expliqué Sid Ryan.

Le mouvement syndical partage cette frustration et celui-ci demande à la police de protéger le droit démocratique d'exprimer cette frustration, a-t-il ajouté.

Avec les informations de Philippe Leblanc

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