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Survivre au progrès: un regard différent sur le progrès

Le film Survivre au progrès prend l'affiche le 4 novembre prochain.

Le film Survivre au progrès prend l'affiche le 4 novembre prochain.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada

Après le Festival de Toronto, le documentaire Survivre au progrès des réalisateurs Mathieu Roy et Harold Crooks sera présenté au Festival du nouveau cinéma (FNC), ce soir à l'Impérial, pour l'ouverture de la section Focus.

Le documentaire pose un regard non complaisant sur l'avancement de l'humanité, inspiré par Short History of Progress, le best-seller de l'essayiste canadien Ronald Wright, qui soutenait en 2004 que le progrès menaçait la survie de l'espèce humaine.

En entendant le cri d'alarme de Wright, le réalisateur québécois Mathieu Roy a voulu porter cette préoccupation à l'écran.

« Le film cherche à comprendre l'origine et la cause de nos problèmes, donc on fouille dans la nature humaine », explique le réalisateur.

Survivre au progrès remonte donc aux primates. Le film démontre qu'à la différence du singe, l'homme a une intelligence, mais l'utilise à son détriment depuis si longtemps qu'il est en train de mettre sa survie en péril.

Le cinéaste et documentariste Mathieu RoyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le cinéaste et documentariste Mathieu Roy

En 2008, Mathieu Roy entame son tournage au Brésil pour montrer les effets de la déforestation en Amazonie. Survient alors la crise financière qui ajoute des munitions à l'urgence de son propos.

« Il faut qu'on se réveille et il faut changer les pratiques d'un petit groupuscule de bandits à Wall Street qui sont en train de faire crouler les richesses de la planète », dénonce Mathieu Roy.

Le réalisateur s'est aussi rendu en Chine, pays émergent qui met une pression énorme sur la planète.

« Un milliard de Chinois qui passent du jour au lendemain d'un mode socialiste à un mode capitaliste, ça demande beaucoup de ressources », dit-il.

Pas dogmatique, le film fait entendre différents points de vue, notamment ceux du généticien David Suzuki, de l'auteure Margaret Atwood, du théoricien Stephen Hawking et du spécialiste de l'environnement, Vaclav Smil.

« On ne voulait pas être normatif. On ne voulait pas dire " vous devez faire ceci pour qu'on se sorte de la crise ", mais je pense que chacun va pouvoir, à sa manière, trouver comment individuellement on peut essayer de changer le monde à sa façon. Ça commence par nous-mêmes », conclut Mathieu Roy.

Survivre au progrès prendra l'affiche en salles le 4 novembre prochain.

D'après un reportage de Claude Deschênes.

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