•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La SAQ envisage la fermeture de plusieurs succursales

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Société des alcools du Québec (SAQ) semble prendre un virage vers l'atteinte d'une plus grande rentabilité, au prix de la fermeture de certaines succursales.

Un document interne obtenu par Radio-Canada révèle que la SAQ compte diminuer ses frais d'exploitation par le biais de regroupements et de fermetures de ses points de vente.

La Société d'État s'appuie sur les tendances du marché, notamment sur l'exemple de stations-services, de supermarchés et d'institutions financières qui ont rationalisé leurs réseaux par des fermetures. Un peu partout au Québec, une dizaine d'établissements de la SAQ dont les baux arrivent à échéance sont visés.

Des citoyens inquiets

Après l'annonce de la fermeture de la Maison du Gouverneur à la fin de l'année, des résidents de l'arrondissement du Sud-Ouest, à Montréal, craignent d'être les premières victimes de la restructuration à la SAQ.

L'un des magasins visé par la société d'État est celui de la rue Centre, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal. Une autre succursale visée est située sur le boulevard Monk. Des élus, des résidents et des gens d'affaires se sont regroupés pour tenter d'empêcher la fermeture, qui est vue comme une catastrophe.

« Ça signifierait la perte d'un autre service de proximité dans un quartier où il y a déjà un déficit criant de commerces et de services pour répondre aux besoins de la population », affirme Geneviève Grenier, chargée de projet à Action-Gardien, la table de concertation communautaire de Pointe-Saint-Charles.

« Quand on perd nos magasins, c'est comme mourir à petit feu », affirme quant à elle Louisette Bérubé, une résidente.

« Il semble que la rentabilité soit au-dessus de son rôle social pour la SAQ. En fait, c'est la rentabilité à tout prix », soutient de son côté Katia Lelièvre, présidente du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ.

Rien n'est encore fait, affirme toutefois la société d'État, qui étudie le dossier.

« On veut bien répondre à la demande. On a près de 800 points de vente au Québec, 410 succursales, 400 agences. On ne peut pas être sur tous les coins de rue, mais on est très présents. On doit aussi présenter au gouvernent une saine gestion avec des frais d'exploitation qui sont en contrôle », affirme Isabelle Merizzi, porte-parole de la SAQ.

Pourtant, la SAQ n'éprouve pas de problèmes de rentabilité. Elle a enregistré des ventes nettes de 2,6 milliards de dollars l'an dernier et versé un bénéfice de 915 millions au gouvernement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !