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SNC-Lavalin : la Banque mondiale suspend le financement d'un pont au Bangladesh

Siège social de SNC-Lavalin

Siège social de SNC-Lavalin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Banque mondiale a suspendu cette semaine un prêt au Bangladesh pour un projet dans lequel la firme d'ingénierie québécoise SNC-Lavalin est engagée, en raison d'allégations de corruption.

Le prêt de 1,2 milliard de dollars américains devait financer en partie le chantier d'un pont de 6,5 km, le plus long du pays, enjambant le fleuve Padma au sud de Decca, la capitale.

La part de SNC-Lavalin dans le projet s'élève à dix millions de dollars, selon une porte-parole de la firme.

Selon la Banque mondiale, une compagnie détenue par un ministre du gouvernement bengalais aurait discuté de commissions avec les firmes qui veulent participer à la construction.

« Nous n'irons pas de l'avant [avec le financement] tant que nous ne serons pas pleinement satisfaits quant aux allégations de fraude et de corruption », a écrit la directrice de la Banque mondiale pour le Bangladesh, Ellen Goldstein, dans un courriel envoyé à l'Agence France-Presse.

La GRC enquête depuis quelques semaines sur SNC-Lavalin. Elle a effectué des perquisitions à Toronto début septembre, dans le cadre de cette enquête de corruption au Bangladesh.

SNC-Lavalin avait alors confirmé que l'entreprise « collabor[ait] pleinement » avec la police. La firme d'ingénierie ajoutait n'avoir aucune tolérance pour tout manque d'éthique.

Mardi, la porte-parole de SNC-Lavalin Leslie Quinton a indiqué qu'une enquête interne suivait également son cours.

Ce projet de pont est également financé par le gouvernement japonais, la Banque asiatique de développement et la Banque islamique de développement pour un total de 2,9 milliards de dollars.

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