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Censure dans le métro de Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La compagnie de théâtre Sibyllines a essuyé un deuxième refus d'afficher dans le métro de Montréal, dans le cadre de sa campagne de promotion de la pièce L'Opéra de quat' sous, prévue pour janvier.

L'affiche de la pièce L'opéra de quat'sous a été jugée trop osée pour être affichée dans le métro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'affiche de la pièce L'opéra de quat'sous a été jugée trop osée pour être affichée dans le métro.

Photo : Courtoisie

« On a dit que c'était peut-être trop sexy et aussi on m'a invoqué le fait qu'il y avait une cigarette sur l'affiche », affirme Jean-Sébastien Rousseau, porte-parole de la compagnie de théâtre Sibyllines.

Sur l'affiche d'Angelo Barsetti, retravaillée par la graphiste Louise Marois, deux femmes en tenue légère des années 1930 tiennent une cigarette et un verre. Une photo, à première vue, inoffensive.

En 2008, la compagnie Sibyllines s'était vu refuser l'affiche de la pièce Blasté mettant en vedette Roy Dupuis, qui y apparaissait ensanglanté.

Devant les nouvelles réserves exprimées par la chargée de compte de Métromédia Plus, la compagnie qui gère l'affichage dans le métro, Sibyllines a choisi de laisser tomber cette forme de promotion.

« Ce qui est décevant, c'est que le métro est une excellente plateforme », affirme Jean-Sébastien Rousseau.

Comme Métromédia Plus a le mandat de gérer le contenu publicitaire dans le métro, la Société de transports de Montréal (STM) n'est pas intervenue parce que le litige n'a pas été porté à son attention.

« Si Métromédia, son représentant ou sa représentante, était venu nous demander ce qu'on en pensait, on l'aurait examiné et on aurait pris une décision éclairée; malheureusement il n'y a pas eu de retour », affirme Marianne Rouette, porte-parole de la STM.

Pour le professeur à HEC Montréal et spécialiste du monde du marketing et de la publicité Jean-Jacques Stréliski, la décision de Métromédia Plus ne se défend pas.

« Je crois qu'il faut faire attention et laisser la libre création aux artistes surtout quand il s'agit de cinéma et de théâtre », conclut-il.

Métromédia Plus ne nous a pas rappelés pour expliquer son choix.

Avec un reportage de Claude Deschênes.

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