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Un commandant dément la capture de Moutassim Kadhafi

Des membres du Conseil national de transition (CNT) exhibent un chapeau qui, selon eux, aurait appartenu au colonel en fuite Mouammar Kadhafi (12 octobre 2011).

Des membres du Conseil national de transition (CNT) exhibent un chapeau qui, selon eux, aurait appartenu au colonel en fuite Mouammar Kadhafi (12 octobre 2011).

Photo : AFP / AHMAD AL-RUBAYE

Radio-Canada

Un haut responsable du Conseil national de transition (CNT) soutient que le fils du dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi, Moutassim, n'a pas été arrêté. Plusieurs membres du nouveau gouvernement avaient annoncé mercredi la capture du médecin et militaire de carrière de 36 ans.

Le commandant Wissam ben Ahmed, l'un des chefs des opérations du CNT sur le front est de Syrte, à 360 km à l'est de Tripoli, rapporte par ailleurs que des prisonniers confirment la présence du colonel Kadhafi à Syrte.

L'ancien dirigeant libyen, qui était au pouvoir depuis 42 ans, est en fuite depuis la chute de Tripoli, à la fin d'août.

Des combattants pro-CNT ont par ailleurs rapporté jeudi la capture, la veille à Syrte, de la plus haute autorité religieuse sous le régime Kadhafi, le mufti de Libye Khaled Tantouche.

« Nous l'avons capturé hier matin » sur la route côtière à l'ouest de Syrte, a affirmé Abdo Salam, assurant avoir arrêté le véhicule avec quatre autres combattants. « Il avait complètement changé d'apparence. Il était rasé et il conduisait, il essayait de fuir vers Tripoli », a-t-il ajouté.

Après un mois de siège, les combats contre les derniers fidèles du colonel Kadhafi sont concentrés dans deux zones de l'ouest de Syrte, dont le CNT attend la chute pour proclamer la « libération totale » du pays.

Bastion des forces fidèles au colonel Kadhafi, Syrte serait sur le point de tomber entre les mains du nouveau pouvoir.

« Les combats se concentrent sur ces deux quartiers. Nous pensons qu'il nous faudra encore trois jours pour les capturer », a déclaré à l'AFP Yahya al-Moghasabi, l'un des commandants des forces du CNT.

« Nous ne nous engageons pas avec beaucoup d'agressivité dans ces quartiers parce qu'il y a toujours des familles qui y sont bloquées », a-t-il pourtant précisé.

En une semaine, les combats y ont fait près d'une centaine de morts et des centaines de blessés parmi les combattants pro-CNT, selon des sources médicales.

La torture à nouveau dénoncée

Un rapport d'Amnistie internationale publié jeudi dénonce à nouveau les mauvais traitements infligés aux soldats du colonel Kadhafi et aux mercenaires capturés.

« Nous avons bien conscience que les autorités de transition sont confrontées à de nombreux problèmes, mais si elles ne rompent pas clairement avec le passé dès aujourd'hui, elles feront passer le message selon lequel il est toléré dans la nouvelle Libye de traiter les prisonniers de cette manière », a indiqué Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnistie internationale.

L'organisme parle notamment de torture, citant le cas d'un Tchadien de 17 ans. « Ils m'ont frappé si cruellement que j'ai fini par leur dire tout ce qu'ils voulaient entendre. Je leur ai dit que j'avais violé des femmes et tué des Libyens », a témoigné le jeune homme.

Au moins deux gardiens de centres de détention différents ont admis qu'ils frappaient les prisonniers afin de leur extorquer des « aveux » plus rapidement.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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