•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'ingestion orale de propofol n'aurait pu tuer Michael Jackson

Le cardiologue Alon Steinberg témoigne lors du procès du Dr Conrad Murray.

Le cardiologue Alon Steinberg témoigne lors du procès du Dr Conrad Murray.

Photo : AFP / ROBYN BECK

Radio-Canada

Les avocats du docteur Conrad Murray ont indiqué qu'ils abandonnaient la thèse de l'auto-ingestion par Michael Jackson de propofol et qu'il se concentraient désormais sur le sédatif Lorazepam, également trouvé dans le corps du chanteur après sa mort.

Pour une rare fois, le procureur David Walgren et les avocats de Murray, accusé d'homicide involontaire, se sont mis d'accord sur le fait que l'ingestion orale du propofol, le puissant anesthésiant qui a provoqué la mort de Jackson, n'a pu tuer le chanteur.

Cette théorie est née pendant les audiences préliminaires. Des études effectuées par des experts de la défense et de la poursuite dans les mois suivants ont toutefois prouvé que l'ingestion orale de l'anesthésiant a des « effets insignifiants ».

Selon les derniers contre-interrogatoires menés par la défense, les avocats de Conrad Murray semblent se diriger vers la thèse d'une ingestion de pilules de Lorazepam en l'absence du médecin. Les rapports médicaux indiquent que ce sédatif a contribué également au décès du roi de la pop, sans toutefois être sa cause principale.

Les avocats de Murray affirment également que Michael Jackson s'injectait, seul, du propofol en intraveineuse, en l'absence de son médecin.

Selon le cardiologue Alon Steinberg, appelé à témoigner mercredi, cette absence de surveillance du patient revient à « laisser un bébé dormir sur la table de la cuisine ».

Ce même cardiologue a relevé « six déviations extrêmes » dans les soins apportés par le Dr Murray au chanteur, parmi lesquelles l'utilisation inappropriée de propofol pour traiter son patient.

« Si ces déviations ne s'étaient pas produites, Michael Jackson serait vivant aujourd'hui », a dit M. Steinberg.

Le cardiologue est l'un de trois experts qui doivent témoigner dans les prochains jours contre Conrad Murray, qui risque jusqu'à quatre ans de prison en cas de condamnation.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et CNN

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Arts