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L'ancien ministre Tony Tomassi accusé au criminel

Tony Tomassi
Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Trois chefs d'accusation ont été portés mardi contre l'ancien ministre québécois de la Famille, Tony Tomassi, relativement à des actes criminels qu'il aurait commis de 2007 à 2010.

Voici les accusations :

  • Entre le 1er novembre 2007 et le 18 décembre 2008, Tony Tomassi aurait accepté d'une personne en relation d'affaires avec le gouvernement une récompense, un avantage ou un bénéfice, commettant ainsi un acte criminel.
  • Entre le 1er juillet 2006 et le 18 décembre 2008, il aurait accepté de la firme BCIA, dont le président est Luigi Coretti, un prêt, une récompense, un avantage ou un bénéfice en échange de l'influence que M. Tomasi aurait pu exercer concernant la conclusion d'une affaire avec le gouvernent.
  • Entre le 1er juillet 2006 et le 6 mai 2010, il aurait commis l'acte criminel d'abus de confiance relativement à la fonction qu'il occupait au sein du gouvernement.

Rappelons qu'en mai 2010, Tony Tomassi a été congédié de ses fonctions de ministre de la Famille après avoir admis avoir utilisé à des fins personnelles, pendant qu'il était député, une carte de crédit de l'agence de sécurité BCIA, appartenant à son ami Luigi Coretti. BCIA a ensuite déclaré faillite en mai 2010.

Aux yeux de la Sûreté du Québec et du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Tony Tomassi aurait donc commis des actes criminels en utilisant cette carte de crédit à des fins personnelles.

Tony Tomassi a été informé mardi des trois chefs d'accusation portés contre lui. Il doit se présenter au palais de justice de Québec le 14 novembre prochain. Il devra d'abord passer au poste de la Sûreté du Québec le 2 novembre pour faire prendre ses empreintes digitales.

Par voie de communiqué, l'Unité permanente anticorruption confirme ces trois chefs d'accusation portés contre l'ancien ministre, précisant que « dans ce dossier l'enquête [de l'escouade Marteau] se poursuit toujours et qu'il n'est pas impossible que d'autres personnes puissent faire face à la justice ».

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