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Québec favorable aux centres d'injection supervisée

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc (archives)
Le ministre de la Santé, Yves Bolduc (archives) Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, invite deux organismes à soumettre des projets pour l'implantation de centres d'injection supervisée à Québec et à Montréal.

Le ministre Bolduc a déclaré, mardi, avoir rencontré les organismes communautaires Cactus Montréal et Point de repères de Québec.

Le ministre donne ainsi suite à un jugement rendu par la Cour suprême du Canada à la fin de septembre, déclarant légal le site d'injection supervisée Insite de Vancouver.

Le ministre note que le jugement démontre que la toxicomanie est une maladie et que les centres d'injection supervisée peuvent sauver des vies. Selon le ministre, il est par ailleurs faux de prétendre que les méfaits augmentent dans les quartiers où ces sites ont pignon sur rue.

Le critère d'acceptabilité sociale en tête

Les projets devront toutefois faire consensus, soutient le ministre. L'acceptabilité sociale est le principal critère qui guidera l'implantation de tels centres au Québec. Le point de vue de la population, des élus et des différents partenaires, notamment les centres de santé et de services sociaux et les services de police, devra être pris en compte.

Le ministre ne veut toutefois pas d'une super-piquerie comme à Vancouver. Il favorise plutôt l'implantation de trois ou quatre centres dans lesquels il voit beaucoup d'avantages. « Ça va éviter d'avoir des sites d'injection comme on a actuellement, qui sont illicites. Vous savez, on se promène dans certaines rues de Québec et de Montréal et on retrouve des seringues au sous-sol, on va dans certains restaurants de nuit, il y a des gens qui s'injectent dans les toilettes. Ça va nous permettre peut-être d'avoir une meilleure façon de fonctionner et d'aider plus ces gens-là », mentionne le ministre.

Le gouvernement du Québec a néanmoins besoin d'une exemption du gouvernement fédéral pour lancer des projets d'injection supervisée au Québec.

À Québec, l'organisme Point de repères songe à implanter un centre d'injection supervisée dans le quartier Saint-Roch.

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