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Appels d'offres dans le domaine de la construction : la mairesse Rouleau revient à la charge

La mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau

La mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau

Radio-Canada
Mis à jour le 

La mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, demande une fois de plus au gouvernement Charest de modifier les règles d'attribution des contrats de travaux publics dans les municipalités.

Sur les ondes de Radio-Canada, mardi, la maire Rouleau a été interrogée sur les déclarations du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, qui incite les municipalités à écarter elles-mêmes les soumissionnaires suspects ou non conformes de leurs appels d'offres.

Elle a déploré l'absence de règles claires du gouvernement du Québec.

« Lorsque j'ai entendu le ministre des Affaires municipales dire ça, j'ai été étonnée parce que la réalité ce n'est pas ça »

Actuellement, les municipalités sont tenues par le gouvernement du Québec d'accorder les contrats de travaux publics à l'entrepreneur qui propose le plus bas prix.

Selon la mairesse Rouleau, cette règle permet à des entrepreneurs malhonnêtes de s'approprier illégalement des contrats en concluant des pactes avec leurs concurrents pour offrir des contrats au plus bas prix et ainsi forcer les villes à leur attribuer des contrats.

« Si nous allons en appel d'offres, nous recevons des soumissions. Et si les soumissions ne correspondent pas exactement à ce à quoi on s'attendait, soit au niveau du prix ou du soumissionnaire, on est pris avec le fait que c'est une entreprise avec le plus bas prix », explique la mairesse.

« Si on veut retourner en soumission, comme le propose le ministre des Affaires municipales, ça va prendre entre six mois et un an avant de recevoir les nouvelles soumissions. Lorsqu'on retourne en appel d'offres, on ne peut pas avoir le même appel d'offres, il faut transformer le devis technique », déplore-t-elle.

Le 29 septembre dernier, la mairesse Rouleau a dénoncé publiquement l'impuissance des maires et du monde municipal devant la collusion qui règne dans le milieu de la construction.

Elle est revenue à la charge vendredi dernier, dans une lettre adressée personnellement au premier ministre Jean Charest qu'elle somme de « prendre ses responsabilités », peu importe les risques politiques qu'il doit prendre.

Dans sa lettre, la mairesse Rouleau affirme que son parti, Vision Montréal, a soumis au Bureau de la concurrence 300 cas qui révèlent un partage territorial de contrats au profit de certaines entreprises.

« C'est une chose qu'on vit dans notre arrondissement. On a pu voir par exemple qu'entre 2005 et 2010, pour l'octroi de contrats d'une trentaine d'appels d'offres, ce sont les deux mêmes entrepreneurs qui ont raflé 100 % de ces soumissions alors que lorsqu'ils soumissionnent ailleurs sur l'île de Montréal, ils ont zéro contrat », a expliqué la mairesse de l'arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.

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