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Affaire Pickton : la commission d'enquête sur le travail policier débute mardi

Croquis de Robert Pickton en cour

Croquis de Robert Pickton en cour

Photo : La Presse canadienne / Felicity Don

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les travaux de la commission d'enquête sur les femmes tuées ou disparues en Colombie-Britannique débutent mardi, dans le but de comprendre comment le tueur en série Robert Pickton a pu assassiner autant de personnes sur une aussi longue période de temps avant que la police ne l'arrête.

La commission a été créée par le gouvernement de la Colombie-Britannique l'an dernier une fois que Pickton eut épuisé tous ses recours judiciaires. Si les condamnations pour six meurtres prononcées contre le criminel ont révélé des détails sordides sur ces assassinats, le procès de Pickton n'a pas permis d'expliquer comment il avait pu sévir aussi longtemps.

Cameron Ward, un avocat qui représentera les familles d'au moins 17 victimes de Pickton au cours des audiences publiques, a expliqué que le procès du meurtrier s'était concentré sur sa culpabilité, mais n'avait pas examiné la qualité de l'enquête policière dans cette affaire.

Avant même l'arrestation de Pickton et son éventuelle condamnation, les familles des victimes réclamaient déjà de telles audiences pour tenter d'expliquer pourquoi il avait fallu attendre aussi longtemps avant d'arrêter ce massacre.

Pickton a été arrêté en 2002 et reconnu coupable de six meurtres non prémédités. Mais les restes de 33 femmes, ou des traces de leur ADN, ont été retrouvés sur sa ferme, et l'homme s'est vanté auprès de policiers d'en avoir tué en tout 49. Le criminel a été débouté devant la Cour suprême du Canada l'été dernier, ouvrant ainsi la voie à une enquête publique.

Cette commission doit examiner le rôle de la Police de Vancouver et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), et expliquer pourquoi aucun de ces corps policiers n'a été en mesure d'arrêter le meurtrier en série - ou même reconnaître son existence - au moment où s'accumulaient les disparitions de travailleuses du sexe du quartier Downtown Eastside, à Vancouver, à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

Selon certains observateurs, les policiers ne prenaient pas cette affaire au sérieux, ne faisaient pas confiance aux travailleuses du sexe, ou ne s'en préoccupaient tout simplement pas.


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