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Libye : les forces du CNT progressent à Ben Walid

Les forces du CNT soutiennent avoir pris l'aéroport de Bani Walid.

Les forces du CNT soutiennent avoir pris l'aéroport de Bani Walid.

Photo : AFP / KARIM SAHIB

Radio-Canada

Les forces du Conseil national de transition (CNT) libyen ont affirmé, dimanche, contrôler l'aéroport de Bani Walid, après avoir revendiqué des percées majeures à Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi.

Les combats à Bani Walid ont néanmoins été suspendus lundi, afin de « donner une dernière chance aux civils de fuir et aux forces loyalistes de se rendre », selon un commandant en chef du CNT. Il ajoute que les combats reprendront mardi.

Plusieurs témoins expliquent autrement ce repli des forces du régime de transition, qui ont, selon eux, essuyé le feu d'armes lourdes et de tireurs embusqués des fidèles de Mouammar Kadhafi.

La veille, les combats à Bani Walid, vaste oasis située à 170 km au sud-est de Tripoli, ont fait 17 morts et 50 blessés dans les rangs du CNT, selon un responsable militaire du nouveau régime.

Les combattants du CNT tentent depuis un mois de progresser dans Bani Walid, mais ils sont confrontés à une résistance acharnée des pro-Kadhafi et à des problèmes de coordination entre brigades.

Syrte assiégée

Les forces du nouveau régime sont déterminées à prendre la ville de Syrte en acculant les partisans de Kadhafi à la mer, au lendemain de la prise de l'université et du centre de conférences Ouagadougou, places fortes des fidèles du dictateur déchu.

« Nous contrôlons près de 90 % de Syrte. Les combats se déroulent sur une surface de quelques kilomètres carrés seulement », a déclaré Makhlouf el-Ferjani, membre du Conseil militaire de Syrte.

Ces prises annoncées par les combattants du CNT se font au terme d'affrontements acharnés. Selon le personnel de l'hôpital de campagne établi pour le front ouest, 13 combattants pro-CNT ont été tués et 90 autres blessés dimanche sur ce front. Ce bilan s'ajoute à celui de vendredi et samedi, qui fait état de 18 combattants tués et 300 blessés.

Six semaines après avoir pris la capitale, Tripoli, le nouveau pouvoir tarde à faire tomber les dernières poches de résistance, retardant la tenue d'élection et la transition vers la démocratie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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