•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Belgique : accord historique pour une sortie de crise

Un homme tient le drapeau belge devant le palais royal, en juin 2010, quatre jours après les élections qui ont plongé le pays dans une crise politique prolongée.
Un homme tient le drapeau belge devant le palais royal, en juin 2010, quatre jours après les élections qui ont plongé le pays dans une crise politique prolongée. Photo: AFP / DIRK WAEM
Radio-Canada

Les partis belges ont signé un accord dans la nuit de vendredi à samedi sur la réforme de l'État, permettant d'envisager une issue à la crise politique que la Belgique connaît depuis plus d'un an.

Les partis francophones belges acceptent notamment la décentralisation des pouvoirs que réclament les Flamands du nord.

Les différentes régions belges obtiendront en vertu de cette entente plus d'autonomie en matière de fiscalité, mais aussi de santé. De plus, les droits linguistiques et administratifs spéciaux dont bénéficient les milliers francophones vivant dans la périphérie flamande de Bruxelles vont aussi en grande partie être supprimés, comme le demandaient les Néerlandophones depuis des décennies.

Ces compromis permettent de lever un obstacle de taille dans la crise. Néanmoins, les partis doivent encore s'entendre sur un programme de gouvernement, ce qui ne se fera pas nécessairement facilement, puisque si le conflit est à la base linguistique, un volet politique s'y superpose également. En effet, un clivage important oppose le Nord flamand ancré à droite au Sud francophone en Wallonie, à gauche.

Les partis belges présenteront l'accord conclu samedi au parlement mardi, pour la rentrée parlementaire.

Le Parlement belge

Le facteur économique

Vendredi, l'agence financière Moody's a annoncé qu'elle envisageait d'abaisser la note attribuée à la Belgique, actuellement la deuxième meilleure possible.

La Belgique est présentement notée « AA+ » par les agences Standard and Poor's et Fitch, mais elle fait partie des pays surveillés de prêt par les agences de notation dans la zone euro en raison de l'ampleur de sa dette et de la crise politique qui sévit.

Par ailleurs, le pays doit revenir à l'équilibre budgétaire, d'ici 2015, ce que lui impose l'Union européenne. L'État doit trouver 24 milliards d'euros (33 milliards de dollars canadiens) d'ici l'échéance.

Or, pour pouvoir y parvenir, il faudrait qu'un éventuel gouvernement de coalition prenne des décisions importantes, comme d'imposer des restrictions ou d'augmenter les impôts, ce que le gouvernement démissionnaire qui assure l'intérim n'est pas en mesure de faire.

La Belgique n'a pas de cabinet réel pour gouverner le pays depuis maintenant 482 jours.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

International