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Gaz de schiste : l'UPA du Centre-du-Québec prend position

Lisieux, SK

Un agriculteur de la communauté de Lisieux, en Saskatchewan

Photo : La Presse canadienne / ADRIAN WYLD

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Union des producteurs agricoles (UPA) du Centre-du-Québec demande à Québec l'interdiction complète de toute activité liée à l'exploration et à l'exploitation du gaz de schiste tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas de garantie que ces travaux seront sécuritaires.

Une résolution en ce sens a été adoptée jeudi à l'assemblée générale de l'UPA du Centre-du-Québec. Elle avait été soumise par la section de Bécancour, qui pourrait être la plus touchée par les activités d''exploration et d'exploitation du gaz de schiste.

La résolution demande « d'intervenir auprès du gouvernement afin d'interdire toute nouvelle fracturation hydraulique, tout nouveau forage et tout développement du gaz de schiste tant et aussi longtemps que des garanties, prouvant que le développement peut se faire proprement, correctement, et dans l'intérêt de tous, ne seront pas fournies. »

« La majorité des agriculteurs puisent leur eau dans des puits artésiens. Ce sont les approvisionnements en eau qui sont très à risque avec l'exploitation du gaz de schiste. Pour un producteur qui a tout un troupeau à nourrir, il la prend où, après, s'il y a un problème? », se demande le président de l'UPA du Centre-du-Québec, Jean-Luc Leclair.

L'UPA du Centre-du-Québec est la première instance régionale à adopter une telle résolution. Le vice-président provincial, Pierre Lemieux, s'attend à ce que cette initiative ouvre la porte à d'autres discussions lors du prochain congrès de l'UPA.

« Déjà au congrès, l'an dernier, on voyait venir les préoccupations. Je m'attends à ce qu'il y ait d'autres régions qui [expriment] leurs préoccupations. »

L'UPA entend tout de même poursuivre ses démarches afin de conclure une entente avec l'industrie, dans le but de protéger les agriculteurs et de leur garantir des dédommagements si nécessaire.

« Dans deux ans, il y aura un rapport qui sortira. Si l'on part de l'hypothèse qu'il n'y a aucun danger et que l'exploitation commence à fond de train. Il ne faut pas attendre à ce moment-là pour négocier. Il sera trop tard », rappelle M. Leclair.

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