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L'OTAN continuera à bombarder tant que les pro-Kadhafi résisteront

De la fumée s’élève au-dessus de Syrte, en Libye, le 5 octobre 2011.
De la fumée s’élève au-dessus de Syrte, en Libye, le 5 octobre 2011. Photo: AFP / AHMAD AL-RUBAYE
Radio-Canada

L'OTAN déclare qu'elle poursuivra ses bombardements en Libye tant qu'il y aura des poches de résistance pro-Kadhafi sur le terrain.

Mercredi, le secrétaire général de l'Alliance Atlantique, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré que la capture de Mouammar Kadhafi n'était pas la cible de l'opération en Libye, laissant entendre que même si l'ancien dictateur devait être capturé à Syrte, cela ne sonnerait pas le glas de l'intervention.

Depuis le début de l'intervention en mars dernier, l'OTAN a mené plus de 9300 frappes aériennes sur la Libye. Même si le régime de Mouammar Kadhafi est tombé et que le Conseil national de transition en Libye (CNT) contrôle la majorité du pays, les forces pro-Kadhafi détiennent toujours des bastions, comme à Syrte et à Bani Walid, mais aussi dans certaines régions au sud du pays.

Le CNT a cependant dit espérer contrôler totalement Syrte d'ici la fin de la semaine. Adel Al Hasi, un commandant du CNT, a assuré mercredi que les forces du nouveau régime détenaient déjà plus de la moitié de la ville.

Les forces anti-Kadhafi auraient notamment atteint le quartier des administrations avec ses hôtels, ses villas et ses centres de conférence où l'ancien chef d'État libyen aimait recevoir ses hôtes étrangers.

« Nous ne tenons pas encore le centre de la ville, il y a toujours des combats de rue. Ils ont des mortiers - pas beaucoup - et il y a encore des tireurs embusqués », a expliqué le colonel Ahmed Al Obeïdi.

Des organismes s'inquiètent de la crise humanitaire à Syrte, où 70 000 habitants sont assiégés depuis trois semaines. La Croix-Rouge a qualifié de « désespérée » leur situation.

Le CNT dit faire attention de ne pas frapper des victimes innocentes, mais des habitants de Syrte l'accusent de bombarder des quartiers d'habitation.

Plus de 200 corps dans une fosse commune

Une unité du CNT a annoncé avoir découvert une fosse commune dans un cimetière à Tripoli qui contiendrait les corps de 200 à 300 personnes tuées lors de la prise de la capitale, à la fin du mois d'août. Les cadavres ont été ramassés dans les rues et les hôpitaux avant d'être mis dans cette fosse, selon un responsable du cimetière.

Nadji Al Issaoui, un officier du conseil militaire de la capitale, a présenté à la presse deux de ces corps dans un état de décomposition avancé. L'officier a également évoqué une autre fosse commune qui pourrait contenir jusqu'à 700 corps.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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