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La souveraineté a besoin du Bloc québécois, croit Daniel Paillé

Daniel Paillé

L'ex-député bloquiste Daniel Paillé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-député Daniel Paillé brigue la direction du Bloc québécois, devenant ainsi le troisième candidat à la succession de Gilles Duceppe.

M. Paillé, l'un des 44 députés bloquistes emportés par la vague néo-démocrate ayant déferlé sur le Québec aux dernières élections fédérales, en a fait l'annonce officielle mardi, lors d'un 5 à 7 dans un bistro du quartier montréalais Hochelaga-Maisonneuve.

« Le Bloc québécois doit continuer d'exister », a-t-il déclaré à l'émission 24 heures en 60 minutes, peu après son annonce. « Plein de gens m'ont tendu la main et me disent que je dois prendre le relais. »

Interrogé sur sa décision de briguer la direction d'une formation décimée et dont l'existence ne devait être que temporaire, il a reconnu l'ampleur de la tâche, mais défendu la pertinence de la formation. « Il faut être un peu fou pour faire ce défi et disons que je l'assume. On a dit que le Bloc devait durer jusqu'à la souveraineté, que l'on anticipait en 1995. [... ] Le parti existe toujours. Un parti politique doit être au service d'une cause, et la souveraineté ou l'indépendance traverse les générations et traverse les accidents importants que l'on a eus le 2 mai. »

Une idée comme la souveraineté survit
et a besoin de partis politiques.

Une citation de :Daniel Paillé

Réunis en conseil général il y a deux semaines, les militants ont livré un message clair, a-t-il soutenu: « ce n'est pas parce que 44 députés ont mangé une volée , faut-il le dire, le 2 mai que le parti est à terre. »

Les Québécois vont déchanter avec le NPD

Il a ajouté que le Bloc avait défendu à Ottawa les valeurs québécoises, ce que ne feront pas, selon lui, les autres formations. « Avec une majorité de députés [fédéralistes] - ils sont 71 sur 75 - qui vont défendre les valeurs canadiennes, on va bien voir : ils vont devoir demander la permission à leurs collègues pour défendre les valeurs québécoises. »

M. Paillé a fait volte-face après avoir incité Jean-François Fortin, député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, à briguer la direction du Bloc.

Devant l'insistance de nombreux membres, l'économiste de 61 ans a changé d'avis et a ensuite demandé à M. Fortin de se rallier. La recrue de Haute-Gaspésie lui a cependant signifié qu'elle entendait poursuivre la bataille jusqu'au bout.

La députée d'Ahuntsic Maria Mourani a elle aussi indiqué qu'elle serait de la course, mettant notamment de l'avant l'idée qu'une plus grande distance entre le Bloc et le Parti québécois s'imposait.

Avec les informations de La Presse canadienne

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