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Un quatrième mandat consécutif pour le NPD manitobain

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Le chef néo-démocrate Greg Selinger et sa famille, Eric, Claudette et Pascal, célèbrent la victoire néo-démocrate au quartier général du parti, à Winnipeg, le 4 octobre 2011.

Photo : La Presse canadienne / JOHN WOODS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a été réélu et formera un gouvernement majoritaire au Manitoba. Le NPD était élu ou en avance dans 37 des 57 sièges que compte la province peu après minuit mardi.

Le chef néo-démocrate Greg Selinger reconduit sa formation politique au pouvoir pour un quatrième mandat d'affilée et écrit ainsi une page d'histoire pour la province.

Malgré un vote populaire serré, le NPD (45,5 %), l'a remporté haut la main contre le Parti progressiste-conservateur (44,3 %), en raison notamment de la force du vote néo-démocrate dans la ville de Winnipeg. La capitale provinciale compte 36 sièges, tandis que les milieux ruraux, traditionnellement conservateurs, en comptent 21.

Cette force a permis aux néo-démocrates de conserver des sièges durement acquis aux élections précédentes dans le sud de Winnipeg, comme Southdale, St-Norbert et Kirkfield Park. Dans ce dernier cas, la marge de victoire de la néo-démocrate Sharon Blady n'a été que de 29 voix. Il y aura donc dépouillement judiciaire.

En revanche, les conservateurs n'ont pu faire les gains qu'ils espéraient, la circonscription de Brandon Ouest remportée par leur candidat Reg Helwer faisant figure d'exception. Ils n'ont remporté que quatre sièges dans Winnipeg.

Les néo-démocrates dirigent le Manitoba depuis 1999, année où Greg Selinger a fait son entrée en politique provinciale comme député de Saint-Boniface. Il a succédé à Gary Doer à la tête du parti et au poste de premier ministre en octobre 2009, après la démission de ce dernier.

Trois chefs réélus, mais un démissionnaire

Les électeurs de la circonscription de Saint-Boniface ont réélu le chef néo-démocrate pour une quatrième fois. Greg Selinger l'a remporté contre ses adversaires avec près de 70 % des voix.

Après l'annonce de sa première victoire électorale comme chef de parti, M. Selinger a déclaré qu'il était très fier de ses candidats et des bénévoles de son parti et qu'il continuera à travailler dans le but d'améliorer les soins de santé et l'éducation dans la province. Il veut également s'assurer que l'économie manitobaine reste forte.

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Hugh McFadyen, chef du Parti progressiste-conservateur du Manitoba

Photo : La Presse canadienne / Trevor Hagan

Le chef du Parti progressiste-conservateur et chef de l'opposition sortant, Hugh McFadyen, a quant à lui été réélu avec plus de 60 % des voix dans la circonscription de Fort Whyte.

Malgré sa victoire personnelle, M. McFadyen a qualifié la soirée électorale de décevante. Le Parti progressiste-conservateur du Manitoba a eu beau récolter 44 % du vote populaire, ces votes n'ont pas su se traduire en sièges au Palais législatif. Son parti n'a récolté que 19 sièges.

Le chef conservateur a annoncé qu'il quitte la direction de son parti. Il rencontrera le bureau du Parti progressiste-conservateur pour aborder la question d'une course à la direction lors du prochain congrès du parti. Hugh McFadyen était à la tête du parti depuis 2006.

Le chef du Parti libéral, Jon Gerrard, a été réélu dans la circonscription de River Heights avec plus de 45 % des voix.

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Le chef des libéraux du Manitoba, Jon Gerrard, s'entretient avec Marie-Christine Gagnon de son programme électoral.

M. Gerrard s'est engagé, mercredi soir dans son discours au centre communautaire River Heights, à représenter les électeurs de sa circonscription au cours des quatre prochaines années. Il a invité ses partisans, en dépit du résultat, à ne pas se décourager et à continuer à militer pour le parti et ses idées.

Jon Gerrard, qui est le seul élu libéral de la soirée, n'a pas abordé la question de son avenir à la tête du Parti libéral du Manitoba. Selon l'analyste politique Rhéal Teffaine, il s'agirait du dernier mandat de M. Gerrard.

Taux de participation

Le taux de participation aux élections générales a été de 56,99 %, à peine plus élevé qu'aux élections de 2007, où il avait atteint 56,75 %.

« Personne n'a été entiché par cette campagne électorale. C'est une des élections les moins suivies que j'ai connues. »

— Une citation de  Rhéal Teffaine, analyste

Les Manitobains se sont quand même déplacés en grand nombre pour participer au vote par anticipation : 78 600 électeurs ont exercé leur droit de vote entre le 24 septembre et le 1er octobre.

La criminalité, les inondations et Hydro Manitoba avec son projet Bipole III ont été parmi les enjeux qui ont retenu l'attention pendant la campagne électorale.

Avant le déclenchement des élections, les néo-démocrates occupaient 36 des 57 sièges, contre 18 pour les progressistes-conservateurs.

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