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Le dossier du gaz de schiste suit Jean Charest jusqu'en France

Le premier ministre Jean Charest
Le premier ministre Jean Charest, à Paris
Radio-Canada

Les controverses québécoises poursuivent le premier ministre Jean Charest par delà l'Atlantique. Après la polémique entourant la demande d'une enquête publique sur l'industrie de la construction, le dossier des gaz de schiste est venu à son tour perturber la visite en France du premier ministre.

M. Charest a dû expliquer, à Paris, sa position sur l'industrie des gaz de schiste alors que la France vient de fermer la dernière valve de l'industrie.

Après avoir interdit la technique controversée de la fracturation hydraulique - accusée de polluer les nappes phréatiques - la ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a sonné le glas de l'industrie en annonçant l'abrogation des trois seuls permis de forage de recherche.

Prudent, M. Charest a simplement précisé que les gaz de schistes soulevaient des débats partout.

Je n'ai pas l'intention de me mêler de ce que les Français décident.

Jean Charest

En dépit de la position française, M. Charest maintient qu'il entend poursuivre sa réflexion sur la pertinence de lancer la province dans l'exploitation des gaz de schiste. « Chez nous, il y a une évaluation environnementale stratégique qui a été annoncée », a-t-il rappelé.

« À notre façon à nous, nous allons creuser cette question-là, à partir de trois critères : assurer la sécurité des gens, leur santé, assurer la sécurité de l'environnement et la sécurité dans l'exploitation. Après, on prendra notre décision à nous, poursuit M. Charest. On a choisi une approche empreinte de gros bon sens. L'évaluation sera faite et après on prendra nos décisions. »

Bouchard refuse de commenter le dossier

Également de passage à Paris, le président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard, a refusé de commenter le dossier. « Je ne suis pas venu pour autre chose que la STM [la Société de transport de Montréal], a déclaré M. Bouchard. Je ne veux pas entrer là-dedans. »

M. Bouchard assistait au dévoilement de « La Voix lactée », une oeuvre de la Québécoise Geneviève Cadieux, dans le métro parisien. La STM a offert la sculpture à la RATP, son équivalent parisien, pour souligner les 50 ans de la Délégation générale du Québec à Paris.

Moins réservé la semaine dernière, M. Bouchard avait à ce moment encouragé le gouvernement québécois à investir dans le développement des gaz naturels en général et dans les gaz de schiste en particulier. Lucien Bouchard estime que le Québec doit participer à cette exploitation afin de mettre la main sur les profits anticipés par l'industrie.

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