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Environnement Canada : Ottawa maintient ses compressions malgré la dégradation de la couche d'ozone

Le ministre Peter Kent

Le ministre Peter Kent

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement conservateur maintient son intention de sabrer dans le budget du ministère de l'Environnement, malgré la publication d'une étude internationale qui montre la dégradation de la couche d'ozone.

Publiée dimanche dans la revue Nature, l'étude fait état d'un trou d'une ampleur sans précédent dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique, plus grand que la superficie du Québec.

Même s'il qualifie ces conclusions de « préoccupantes », le ministre fédéral de l'Environnement, Peter Kent, invoque le « contexte budgétaire serré » pour supprimer quelque 300 postes - des scientifiques pour la plupart - sur les 775 que compte son ministère.

Dans la foulée des compressions annoncées, des scientifiques étrangers ont récemment dit craindre que le Canada ne ferme le Centre de référence de l'Organisation météorologique mondiale, qui collige les informations sur l'évolution de la couche d'ozone dans l'atmosphère.

L'opposition fustige le gouvernement Harper

Les propos du ministre Kent ont fait bondir l'opposition. « Ça envoie le message que [l'environnement] n'est pas une priorité pour le gouvernement », a commenté la chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel.

Le chef intérimaire du Parti libéral, Bob Rae, s'est de son côté dit attristé de « voir un gouvernement qui fait des coupures idéologiques au moment où l'on voit des vrais problèmes dans l'environnement ».

La décision d'Ottawa soulève également l'inquiétude des spécialistes en environnement, qui voient diminuer les ressources au moment où l'expertise est nécessaire.

« On coupe la majorité des employés. On ne maintient plus une base de données très importante », déplore Norm O'Neill, professeur au Département de géomatique appliquée à l'Université de Sherbrooke. Le scientifique ne croit pas que les compressions resteront sans conséquence.

Le ministre de l'Environnement assure que le Canada continuera de participer à la surveillance de la couche d'ozone. Les compressions vont selon lui rendre son ministère plus efficace, sans pour autant affecter sa capacité à contribuer aux efforts internationaux.

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