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Exclusif

Île Charron : Luc Poirier accepte de vendre son terrain à Québec

Île Charron
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le promoteur Luc Poirier, qui projetait de construire des tours d'habitation sur une partie de l'île Charron, entre Montréal et Boucherville, a finalement accepté l'offre d'achat du gouvernement du Québec.

Le promoteur cédera donc à l'État son terrain de 20,6 hectares, voisin du parc national des Îles-de-Boucherville, pour la somme de 15 millions de dollars.

Le gouvernement du Québec s'était engagé, s'il obtenait le terrain, à l'annexer au territoire du parc national des Îles-de-Boucherville.

À la mi-septembre, le gouvernement a déposé une offre d'achat finale de 15 millions de dollars pour ce terrain, payé 6 millions de dollars en 2007 par M. Poirier.

Ce dernier avait refusé l'offre, alléguant qu'il pourrait obtenir jusqu'à 50 millions pour ce terrain s'il le vendait au prix du marché.

Le promoteur menaçait également poursuivre le gouvernement du Québec pour la somme de 40 millions de dollars, soit le montant qu'il prétend avoir perdu depuis que son terrain a été mis en réserve par Québec.

Le gouvernement québécois a en effet imposé un moratoire sur tout développement dans l'île Charron jusqu'au 29 octobre.

Peu après le dépôt de l'offre finale de Québec, Luc Poirier avait affirmé qu'il pourrait l'accepter, mais à la condition que l'État lui cède 20 % du terrain (environ 400 000 pieds carrés) à des fins de construction.

Selon nos sources, cette condition ne serait pas incluse dans l'entente conclue avec Québec.

Rappel des événements

Le 31 janvier 2007, Investissement Luc Poirier procédait à l'acquisition de 20,6 hectares de terrain sur l'île Charron, près du parc national des Îles-de-Boucherville, pour un montant de 6 millions de dollars. Le promoteur immobilier souhaitait y construire des tours d'habitation de 2000 logements.

Le projet du nouveau propriétaire avait suscité un vent d'opposition. Une coalition d'organismes environnementaux est montée aux barricades pour dénoncer le projet, qui devait se concrétiser à l'entrée même du parc national.

Une pétition de 20 000 noms pour la protection intégrale de l'île Charron parrainée par des politiciens avait également été déposée.

En novembre de la même année, les protestations populaires ont incité le ministère de l'Environnement à imposer une réserve foncière de deux ans sur le terrain pour empêcher toute construction.

En septembre 2011, le le gouvernement du Québec fait une offre globale et finale de 15 millions de dollars à Luc Poirier pour faire l'acquisition de son terrain.

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