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La décision d'Air Canada de changer d'hôtel fait réagir les politiciens manitobains

Un appareil d'Air Canada

Photo : Air Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les réactions sont nombreuses au Manitoba à la suite de la décision d'Air Canada de ne plus loger son personnel au centre-ville de Winnipeg pour des raisons sécuritaires.

Dans une note de service envoyée aux pilotes et aux agents de bord, la compagnie dit craindre pour la sécurité de son personnel en raison des nombreuses personnes en état d'ébriété qui se trouvent au centre-ville.

Le maire de Winnipeg, Sam Katz, est scandalisé de cette décision et envisage de contacter la compagnie aérienne lundi pour lui demander pourquoi elle croit que le centre-ville est trop dangereux pour que son personnel de bord y séjourne pendant ses escales.

« Si Air Canada fait ce genre de déclaration, elle devrait être franche et dire exactement ce qu'il en est au lieu de nous laisser tenter de lire entre les lignes », a déclaré M. Katz.

La situation s'expliquerait, selon la note de service interne, par les centaines de personnes déplacées temporairement au centre-ville. « De récents problèmes environnementaux ont forcé à déplacer environ 1000 personnes du Manitoba rural dans plusieurs hôtels du centre-ville », écrit la compagnie, sans jamais mentionner la population autochtone relogée à Winnipeg en raison des inondations.

La note mentionne encore que les représentants d'Air Canada « visiteront le secteur du centre-ville une fois que la situation se sera améliorée. Les autorités prévoient que les personnes déplacées seront un problème pendant encore 12 mois ».

Le chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Derek Nepinak, déplore le contenu de la note de service, la plupart des évacués étant d'origine autochtone. Il désire que la compagnie explique ce qu'elle entend par Manitobains originaires de régions rurales.

Le chef conservateur, Hugh McFadyen, se pose la même question, tout en affirmant que cette décision est un signe que le NPD a négligé les problèmes de crime.

Quant au chef du Nouveau Parti démocratique, Greg Selinger, il ne comprend pas la décision d'Air Canada. « Il y a beaucoup de choses qui se passent au centre-ville qui sont très positives, et c'est très important qu'Air Canada le sache. Je pense qu'elle devrait revoir sa décision ».

Par courriel, Air Canada a refusé d'expliquer pourquoi elle lie la présence d'évacués à la criminalité au centre-ville.

Pilotes mécontents

Le syndicat des pilotes n'est pas content non plus de ce déménagement de l'hôtel Radisson à l'hôtel Sandman, situé sur l'avenue Sargent, près de l'aéroport. Selon lui, Air Canada viole la convention collective, qui stipule que le personnel de bord doit séjourner dans des hôtels du centre-ville.

« Nous aimons nous réunir au centre-ville. Je suis originaire de Winnipeg et je pense que l'impression que tout le secteur du centre-ville est dangereux est tout simplement ridicule », a fait valoir le président de l'Association des pilotes d'Air Canada, le capitaine Paul Strachan.

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