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Ron Paul

Photo : AFP / MARK WILSON

Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Expérience politique : représentant du Texas (1976-1977, 1979-1985, 1997 à aujourd'hui)
Âge : 76 ans (20 août 1935)
Vie personnelle : marié, cinq enfants
Religion : baptiste

Ron Paul a annoncé le 14 mai 2012 qu'il abandonnait sa campagne à l'investiture républicaine, reconnaissant qu'il ne disposait plus des fonds nécessaires pour poursuivre la bataille.

Après avoir assumé 11 mandats comme représentant du Texas, il ne se représentait pas au Congrès afin de concentrer ses efforts sur sa candidature présidentielle. Mais en vain.

Le site web de Ron Paul le présente comme « le champion de la Constitution » et comme « le plus ardent défenseur de la liberté dans le monde politique d'aujourd'hui ». Politicien marginal, excentrique, aux idées singulières : ses détracteurs tracent de ce libertarien un portrait peu flatteur, parfois même condescendant. Ses partisans, eux, l'adorent.

Son rejet systématique de toute mesure contraire au libre-marché ou outrepassant, selon lui, les compétences du gouvernement fédéral reconnues par la Constitution lui a valu le surnom de Dr. No.

« Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins », dit-il, souscrivant depuis des décennies à cette idée de Thomas Paine, un pamphlétaire de l'époque de l'indépendance. Plusieurs voient donc en Ron Paul « le parrain intellectuel » du Tea Party.

« Comme [Dieu] est libre, ceux qu'Il a créés à son image le sont aussi. Nos droits à la vie et à la liberté sont inaliénables. »

— Une citation de  Ron Paul

S'il n'en tenait qu'à lui, la Réserve fédérale (la banque centrale américaine), l'agence qui collecte les impôts, les départements comme ceux de l'Éducation, de la Santé, du Commerce et de la Sécurité intérieure ainsi que les programmes fédéraux d'aide aux sinistrés seraient abolis, tout comme les impôts personnels.

Il se distingue également en proposant un retour à l'étalon-or, un système monétaire où l'unité monétaire est fixée en poids d'or.

Ses positions sur les enjeux sociaux sont très conservatrices - l'obstétricien-gynécologue a même déjà comparé l'avortement à l'Holocauste. Adepte d'un État fédéral réduit à sa plus simple expression, il estime toutefois que ces questions devraient relever des États et non de Washington.

Au nom de la liberté des citoyens, il s'oppose aux lois contre la prostitution et va jusqu'à soutenir la légalisation de l'héroïne.

Partisan d'une politique étrangère non interventionniste (certains disent même isolationniste), il s'est opposé aux guerres en Afghanistan et en Irak, une position quasi déviante au sein du Parti républicain. Il rejette également toute aide internationale aux pays en développement.

Cette course à la présidentielle était pour lui la troisième. En 1988, il n'avait obtenu que 0,5 % du vote sous la bannière du Parti libertarien. Vingt ans plus tard, faisant alors campagne dans les rangs républicains, il avait su mobiliser des troupes de jeunes conservateurs, loyaux et généreux. Les sommes colossales qu'il avait amassées, notamment grâce à Internet, ne lui ont cependant procuré aucune victoire lors des primaires.

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