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Mitt Romney

Le candidat républicain Mitt Romney livre le plus important discours de sa campagne lors de la convention du parti à Tampa, en Floride.

Le candidat républicain Mitt Romney livre le plus important discours de sa campagne lors de la convention du parti à Tampa, en Floride.

Photo : AFP / MARK WILSON

Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Mitt Romney a été nommé candidat républicain à la présidence lors de la convention de son parti en août 2012 à Tampa, en Floride. Ce n'était qu'une formalité puisqu'on savait depuis le printemps qu'il serait le prétendant à la Maison-Blanche pour son parti. Au fil des mois et des primaires, il a réussi à déjouer ses adversaires et à remporter l'investiture. Mais qui est-il vraiment?

Les débuts

Willard Mitt Romney naît à Detroit le 12 mars 1947 dans une famille de mormons.

Son père, George, homme d'affaires prospère, a été gouverneur du Michigan de 1963 à 1969, et candidat malheureux à l'investiture républicaine à l'élection présidentielle de 1968, qui sera remportée par Richard Nixon.

Après un MBA à la Harvard Business School, Mitt Romney travaille pour le Boston Consulting Group, de 1975 à 1977, puis à Bain & Co., qu'il quitte en 1984 pour fonder Bain Capital, une société spécialisée dans le rachat et l'assainissement d'entreprises. Ses critiques l'accusent d'avoir ainsi contribué au licenciement de milliers d'employés. Les fabuleux profits de sa firme lui ont permis d'amasser une fortune estimée à 250 millions de dollars.

La controverse autour de Bain Capital

La couverture du magazine Rolling Stone du 13 septembre 2012</a> Mitt Romney estime que son succès à la tête de l'entreprise qu'il a fondée démontre ses capacités à diriger l'économie américaine et à créer des emplois. Au contraire, rétorquent ses adversaires, qui soutiennent que Bain Capital a investi dans des sociétés ayant licencié de milliers de travailleurs et procédé à de nombreuses délocalisations.

Le candidat républicain assure que la plupart de ces décisions ont été prises alors qu'il n'était plus dirigeant de la société de capital-risque, qu'il affirme avoir quittée en février 1999 pour se consacrer à l'organisation des Jeux olympiques de Salt Lake City.

Des documents obtenus par le Boston Globe tendent toutefois à prouver qu'il était le PDG de Bain Capital jusqu'en août 2001.

Source: Le magazine Rolling Stone du 13 septembre 2012 avec, en couverture, un article très critique de la gestion de Mitt Romney à Bain Capital.

En 1994, Mitt Romney s'est lancé dans la course pour le siège de sénateur du Massachusetts contre Edward Kennedy. Il a échoué, mais n'a pas abandonné ses ambitions politiques pour autant et a réussi à l'emporter en 2002.

Ce n'est pas la première fois qu'il essaie de remporter l'investiture républicaine à l'élection présidentielle. Lors de la campagne de 2008, après des résultats décevants pendant les primaires et malgré un investissement financier considérable, il finit par s'incliner devant John McCain. Mais, depuis, il prépare soigneusement cette deuxième candidature. Cependant, au cours des derniers mois, il a peiné à s'imposer sur des aspirants qui ne soulevaient pourtant pas les passions, comme Rick Santorum, Ron Paul et Newt Gingrich.

Par ailleurs, Mitt Romney s'est investi dans l'organisation des Jeux olympiques de Salt Lake City en 2000, les sauvant de la catastrophe, selon certains. Il s'est ainsi forgé une image de bon gestionnaire.

Il faut également souligner l'engagement religieux du candidat républicain, qui a été pasteur de son église pendant plusieurs années.

«  « J'aurais souhaité que le président Obama réussisse parce que je veux que l'Amérique réussisse. Mais ses promesses ont cédé la place à la déception et à la division. »  »

— Une citation de  Extrait du discours de Mitt Romney lors de la convention républicaine

Qui est le vrai Mitt Romney?

Ses détracteurs se demandent quelle est la véritable position de Romney sur plusieurs questions cruciales, lui reprochant d'être prêt à dire n'importe quoi pour remporter les élections. Lorsqu'il était gouverneur du Massachusetts, Romney était favorable au contrôle des armes à feu, à l'avortement dans certaines circonstances et aux droits des homosexuels. Le régime d'assurance-maladie qu'il a mis en place au cours de son mandat a d'ailleurs largement inspiré la réforme de Barack Obama.

«  « Pour la majorité des Américains qui croient maintenant que l'avenir ne sera pas meilleur que le passé, je peux vous garantir ceci: si Barack Obama est réélu, vous aurez raison. »  »

— Une citation de  Extrait du discours de Mitt Romney lors de la convention républicaine

Mais, depuis quelques années, ses positions semblent rejoindre celle de l'aile la plus conservatrice du parti républicain, s'opposant clairement à ce qu'il soutenait quelques années plus tôt.

Ces changements d'opinion ont poussé ses ennemis à le qualifier de girouette ou d'opportuniste. Son inconsistance est un boulet, tout comme son image de privilégié. Si certains le perçoivent comme un homme d'affaires qui a réussi, beaucoup le voient plutôt comme un millionnaire déconnecté des problèmes des gens ordinaires.

Mitt Romney est à la traîne auprès de l'électorat féminin, qui le juge distant et peu inspirant et lui préfère Barack Obama. Pour gagner les femmes à sa cause, l'épouse du candidat, Ann Romney a tenté lors de la convention de le rendre plus humain et plus aimable.

«  « Voici l'homme qui se réveillera chaque jour, déterminé à résoudre les problèmes qui, selon les autres, ne peuvent être résolus, à réparer ce qui, selon les autres, ne peut être réparé. Voici l'homme qui travaillera plus dur que quiconque, afin que nous travaillions un peu moins dur. »  »

— Une citation de  Extrait du discours d'Ann Romney lors de la convention républicaine

Le colistier, Paul Ryan

Mitt Romney a choisi comme colistier Paul Ryan, représentant du Wisconsin.

Entré à 19 ans au Congrès en tant que stagiaire responsable du courrier, il s'est fait élire comme représentant du Wisconsin à 28 ans, en 1998. Il dirige la commission budgétaire depuis 2011.

Très apprécié des conservateurs, spécialement du Tea Party, Paul Ryan est connu pour ses positions fiscales. Il souhaite amoindrir la taille de l'État en effectuant des coupes draconiennes dans les dépenses gouvernementales, notamment en réformant les programmes Medicare et Medicaid, qui visent les personnes âgées et défavorisées.

Dans sa proposition, intitulée Path to Prosperity, il préconise également une diminution des impôts et une réduction du déficit public.

Selon l'analyste Donald Cuccioletta, qui s'exprimait au micro de Carl Bernier, Paul Ryan fait partie de la mouvance conservatrice de droite et même, sur certaines politiques, d'extrême droite, dont Mitt Romney a besoin. « Il est allé chercher Ryan pour gagner le vote des conservateurs », résume le chercheur.

Qui sont les mormons?

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est née en 1830 aux États-Unis. Son fondateur, Joseph Smith, voulait rétablir l'Église chrétienne comme elle existait à l'époque du Nouveau Testament. Pourchassés, ses partisans se sont établis en Utah, où ils ont établi la ville de Salt Lake City en 1847.

Le fondateur du mormonisme, Joseph Smith recevant une révélation Joseph Smith a publié le Livre de Mormon, qui raconte l'histoire d'anciens habitants de la Terre sainte qui seraient arrivés en Amérique en 600 av. J.-C., où ils auraient fondé des communautés et auraient reçu la visite de Jésus-Christ après sa résurrection. Mormon serait leur dernier prophète.

Les adeptes de l'Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours sont environ 14 millions, dont sept millions aux États-Unis. Ils se considèrent comme des chrétiens, même si ces derniers, particulièrement les évangéliques, croient plutôt que le mormonisme est une hérésie. Pour certains, il s'agirait même d'une secte.

Les mormons proscrivent la consommation d'alcool et ils prônent la chasteté. La polygamie, qui caractérisait le mormonisme à ses débuts, a été interdite en 1889.

Image: Le fondateur du mormonisme, Joseph Smith, recevant une révélation. Crédit: Intellectual Reserve.

Pour en savoir plus:

  • Turnaround: Crisis, Leadership, and the Olympic Games, de Mitt Romney
  • No Apology: The Case for American Greatness, de Mitt Romney
  • The Real Romney, de Michael Kranish et Scott Helman

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