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Confrontation entre DSK et Tristane Banon

Dominique Strauss-Kahn (à gauche), le 18 septembre, et Tristane Banon, le 19 septembre

Dominique Strauss-Kahn (à gauche), le 18 septembre, et Tristane Banon, le 19 septembre

Photo : AFP / JOEL SAGET

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dominique Strauss-Kahn et la femme qui l'accuse de tentative de viol en France, Tristane Banon, se sont confrontés pendant deux heures, jeudi matin, à Paris, dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance à la personne.

Les deux témoins ont été entendus sans leurs avocats. Ils n'ont fait aucun commentaire à l'issue de la rencontre.

Tristane Banon, une journaliste de 32 ans, soutient que l'ancien directeur du Fonds monétaire international a tenté de la violer en 2003 lors d'un entretien professionnel. Elle affirme que l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) s'est jeté sur elle et qu'elle n'a pu échapper au viol qu'après une lutte contre lui.

M. Strauss-Kahn rejette ces accusations. Il soutient que l'événement décrit par Mme Banon est une « scène imaginaire ». Dans une entrevue télévisée sur la chaîne française TF1 le 18 septembre, Dominique Strauss-Kahn a affirmé n'avoir commis « aucun acte d'agression, aucune violence ». Lors de son audition, le 12 septembre, il avait toutefois concédé avoir fait « des avances » à la jeune femme.

« Je voudrais qu'il soit en face de moi et qu'il me dise droit dans les yeux que ce sont des faits imaginaires. Je voudrais le voir me dire ça », avait rétorqué Tristane Banon le 22 septembre. La confrontation de jeudi avait d'ailleurs été demandée par Mme Banon avant d'être ordonnée par la justice française la semaine dernière.

Dominique Strauss-Kahn quitte les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne, le 29 septembre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dominique Strauss-Kahn quitte les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne, le 29 septembre.

Photo : AFP / MIGUEL MEDINA

Les policiers ont entendu une vingtaine de personnes dans ce dossier. Ils devraient remettre dans les prochains jours leur rapport au parquet concernant cette enquête préliminaire.

Mme Banon a récemment indiqué que si l'enquête était classée « sans suite », elle déposerait une nouvelle plainte. De son côté, M. Strauss-Kahn a déposé une plainte en dénonciation calomnieuse contre son accusatrice. L'examen de cette plainte devra attendre l'issue des poursuites actuelles.

L'autre plainte, à New York

Mme Banon a porté plainte en juillet dernier, au moment où émergeaient à New York les premiers doutes quant à la crédibilité de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accusait M. Strauss-Kahn d'avoir tenté de la violer dans un hôtel de Manhattan, en mai. Les accusations d'agression sexuelle qui pesaient contre lui ont depuis été abandonnées.

Lundi dernier, les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont d'ailleurs demandé, à New York, le rejet de la plainte au civil de la femme de chambre alors que le dossier criminel était actif. Les avocats de M. Strauss-Kahn ont fait valoir qu'il avait alors droit à l'immunité judiciaire en tant que patron du Fonds monétaire international (FMI).

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, et Reuters

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