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Keystone XL : partisans et opposants au pipeline se font entendre au Nebraska

Audience publique à Lincoln, au Nebraska, sur le projet de pipeline Keystone XL

Photo : Étienne Leblanc

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après la ville texane de Port Arthur, c'est à Lincoln, au Nebraska, que le département d'État américain tenait, mardi, une audience publique concernant le projet d'oléoduc Keystone XL, qui doit être approuvé par Washington.

Rappelons que l'oléoduc, propriété de la Calgarienne TransCanada, doit transporter le pétrole extrait des sables bitumineux albertains vers des raffineries du sud des États-Unis, en traversant le Middle West.

Comme prévu, la journée a débuté par une manifestation à l'extérieur de la salle d'audience, où partisans et opposants se sont affrontés à coups de slogans.

« Nous voulons des emplois maintenant », criaient les uns, insistant sur la nécessité d'assurer l'indépendance énergétique des États-Unis en faisant affaires avec un pays ami. « Nous ne voulons pas de votre pétrole sale », répondaient les autres, parlant des risques pour l'eau et les terres.

Le Nebraska abrite l'une des plus grandes nappes phréatiques des États-Unis. Des millions de personnes en dépendent. Dans la région des Sandhills, au nord de l'État, elle n'est qu'à quelques mètres de profondeur, à l'endroit où serait enfoui l'oléoduc.

Le gouverneur du Nebraska s'oppose au projet tel que présenté, tout comme de nombreux politiciens locaux.

Les groupes écologistes américains craignent les conséquences d'un éventuel déversement et dénoncent ce qu'ils considèrent comme l'importation de « pétrole sale » du Canada. Des syndicats américains soutiennent quant à eux ardemment le projet, en raison des perspectives d'emplois.

Une centaine de personnes ont été arrêtées, lundi à Ottawa, lors d'une manifestation contre l'exploitation des sables bitumineux albertains et le projet d'oléoduc Keystone XL.

Cet été, des centaines de personnes, dont les actrices Daryl Hannah et Margot Kidder, ont été arrêtées dans la capitale américaine, à Washington, lors d'une campagne de désobéissance civile organisée contre le pipeline Keystone XL.

Le premier ministre Stephen Harper affirmait le week-end dernier que l'approbation des États-Unis ne devrait être qu'une formalité, puisque des milliers d'emplois découleront du projet et que les États-Unis sécuriseront ainsi leur approvisionnement énergétique.

Le département d'État américain doit rendre sa décision sur le projet d'ici la fin de l'année.

Campagne publicitaire de TransCanada et appui saskatchewanais

Afin de répondre aux craintes des écologistes, TransCanada, l'entreprise derrière le projet d'oléoduc, doit lancer une campagne de publicité mettant en vedette un professeur que la compagnie désigne comme « l'un des spécialistes les plus éminents en matière de l'aquifère Ogallala », soit la principale source d'eau douce des États-Unis.

Dans une vidéo diffusée en ligne, l'hydrogéologue Jim Goeke affirme que personne ne connaît mieux cette nappe d'eau souterraine que lui. Ne niant pas qu'une fuite de pétrole pourrait se produire, M. Goeke affirme que la contamination d'une partie de la nappe phréatique ne mettrait pas en danger l'approvisionnement en eau du Nebraska.

TransCanada a aussi reçu l'appui de l'administratrice de Shaunavon, une communauté saskatchewanaise de moins de 1700 âmes. Germaine Bernath estime que le pipeline, qui doit traverser une partie de Shaunavon, aura un effet positif sur l'économie de la ville, ajoutant qu'elle rejette les craintes des écologistes.

Avec les informations de Associated Press

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